Dark Tiled Landscape marque le grand retour de Xhin sur Token. Un an plus tôt, The Realm avait marqué les esprits, un peu comme la plupart de ses sorties ou celles du label en question vous me direz. Certes. Toujours est-il qu’il remet une couche de sinistre version 2013 dans nos tympans.

Nouvelle visite guidée dans l’étrange monde de la maison belge donc, qui nous présente un 4 pièces troublant et sans fenêtre pour laisser la belle vue à notre imagination. Si vous ne faites pas de malaise dès l’entrée, c’est que l’architecture expérimentale et futuriste du jeune talent vous plaît bigrement. Faut reconnaitre que c’est soit l’un, soit l’autre. Il n’y a pas de demi-mesure dans ses compositions, m’voyez. Puis de toute façon, le superficiel c’est pour les benêts.

En admettant que vous êtes celui ou celle qui n’a pas stoppé la lecture au début de Projection, l’immersion est subséquemment naturelle. Plongés dans un voyage à l’aveuglette, on est pris entre le bizarre noir et l’électricité colorée pendant 25 minutes. Ceci étant dit, l’identité musicale de Xhin (prononcez « chine ») a beau être unique, on ne peut que constater une certaine ressemblance entre ses morceaux. En outre, ces derniers me rappellent quand on perd le contrôle dans les vagues glauques du sud-ouest un jour de bonnes baïnes. On vit un moment de turbulence et d’intensité, de puissance et d’obscurité. Mais ce n’est pas un peu de violence qui va nous arrêter. Bien au contraire.

En attendant des nouvelles de son troisième album, on savoure sa nouvelle mosaïque, sortie le 4 mars :

Hop-là-boum, petite info locale : le jeune singapourien sera à la Machine du Moulin Rouge le 19 avril prochain. Miam-miam !

Et bonne écoute.