Certains l’auront compris, depuis son EP de décembre, Rebekah est une jolie muse à mes yeux…
Alors, en m’intéressant plus intensément à son label Decoy Records, je suis tombé sur une jolie pépite, qui sort justement début février.

Trax en avait parlé récemment, et on l’a suffisamment dit ces derniers mois, mais la techno côté UK connait une véritable explosion en ce moment.
Les labels UK prennent de plus en plus d’ampleur et leur marque de fabrique correspond, à mes yeux, à une vraie alternative à la techno allemande. Et Decoy Records ne déroge pas à la règle.

Le label est jeune, comprenez par là qu’il n’a que trois ans cette année, mais compte un certain nombre de « grands artificiers » techno, qu’on a l’habitude de chroniquer au sein de la rédaction : Tommy Four Seven, Blawan, Hans Bouffmyhre, Xhei,…
Et c’est sur un petit duo italien que je vais m’attarder aujourd’hui :
Andrea Casiraghi et Gabriel Firgerio sont deux milanais qui ont rapidement gravi les échelons de la techno italienne. Un an à peine après la formation de leur duo sous le nom de Wirrwarr, ils étaient déjà résidents du Magazzine Generali, l’équivalent de notre Rex chéri à Milan.
Et c’est par leur techno dark et puissante qu’ils ont signé il y a peu dans l’écurie de Rebekah.

wirrwarr

Heavy Floor porte bien son nom, à tel point les deux tracks qui le composent vous scotchent au sol.
Mais ne ressentez aucune souffrance, les kicks lourds et sombres de Heavy Floor annoncent une montée en intensité haletante.
Soutenus par des drums entêtants, en sourdine, presque fourbes, et ponctués de sons qu’on peut apparenter à des fumigènes, les kicks ont aussi la belle part, et vous entraînent en un peu plus de sept minutes, dans une transe hypnotique.

C’est bien évidemment un missile de club, et ce n’est pas pour rien que Chris Liebing a joué ce track en novembre dernier…

Derrière Heavy Floor se cache Shadow Glimpse… mon track préféré de cet EP.
Tout aussi sombre et oppressant que Heavy Floor, ce « clin d’oeil de l’ombre » comporte en plus une nette touche industrielle, qui, en fermant les yeux, vous propulse au beau milieu d’un warehouse.
C’est d’ailleurs, je pense, dans cet esprit que Shadow Glimpse est monté. Pour preuve, un stop et une reprise de son divinement jouissifs aux alentours des 3:30… Je vous laisse en juger par vous même, et apprécier tout autant que moi, qui ai lâché un cri d’extase à la reprise.

Ce duo italien, qui a vu son EP être soutenu par des poids lourds (outre Liebing, on retrouve Sigha, Luke Slater, Viktoria, notamment, en supporters), a donc bien fait de poser ses platines dans l’écurie de Rebekah… Alors, gardez un oeil sur eux, et on espère très prochainement les voir à Paris faire trembler des murs !