Jérémy et Cyril, un duo plus connu sous le nom de The Welderz, sont coutumiers de bonnes productions, qu’on ne met malheureusement pas assez en lumière.
Le duo n’a « que » trois ans d’existence, mais les deux Welderz ont une sacrée compétence : construire des tracks avec des sons bruts, mais dansants. Une petite pincée de Beyer est en eux… Et c’est un bonheur.

C’est notamment grâce à cette bonne compétence qu’en 2013, ils ont publié une release qui les a mis sur le devant de la scène. Arlequin, signé sur Flash Recordings, l’écurie de Florian Meindl, est un bel exemple de ce qu’ils savent faire :

Mais aujourd’hui sort un EP qui, aux yeux de la rédaction, va vous caresser les tympans comme il se doit.
Le duo a posé, pour cette nouvelle sortie, ses valises au sein de Driving Forces Recordings, un label autrichien lui aussi peut-être peu connu, mais qui a eu le mérite de produire de beaux DJ : les frères Gorrie, Paganini, Pfirter, Garduno, ou encore Flug.

Place donc à Autoroute, et accrochez vos ceintures.

Le track éponyme annonce la couleur : le kick d’entrée annonce un vrai road trip, à la sauce techno. C’est écrasant, mais ponctué de jolis drums qui donne une bonne intensité à l’intro.
S’en suivent des nappes à tendance sanguine, dopées à quelques gimmicks techno qui nous permettent de, doucement, s’envoler.
Une montée jouissive sur plus de 2 minutes, avant le lâcher d’une ambiance plus sombre : le kick devient omniprésent, plus gras, et une mélodie hypnotique (toujours aussi bien dopée par quelques hats savamment administrés) enveloppe l’ensemble pour nous emmener un peu plus loin dans l’univers des Welderz.
C’est à la fois sombre, entraînant, et bien monté : Autoroute a tous les ingrédients pour être joué et lâché dans nos salles obscures préférées.

Pour le remix d’Autoroute, les Welderz ont fait appel à un poids lourd !
C’est Cari Lekebusch, le pilote de la techno suédoise, qui prend le volant pour ce remix.
Et, amateurs du suédois, vous serez comblés et repus : Autoroute prend un nouveau cap, et prend encore un peu plus de substance, jugez en par vous même !

Continuons dans l’EP, avec The Preacher, qui s’inscrit dans une profession de foi techno.
Les Welderz s’érigent en prédicateur d’une techno aux accents analogiques. On quitte l’univers très dynamité d’Autoroute.
La techno démontrée ici est une techno travaillée, ambient, et le fruit d’une belle réflexion qui, en tout cas, ne tient qu’à moi. Les Welderz annoncent en quelque sorte une profession de foi techno à la sauce française : tout est géré en maîtrise, et a pour but d’entraîner, d’hypnotiser. Un petit bol d’air frais quand on compare les pattes techno de différents pays.

Pour clore l’EP, Spiritus nous immerge dans un track aux sonorités bien mentales.
Et ce sont ces petits gimmicks mentaux qui vont faire office de fil rouge sur ce track. C’est via eux que les Welderz jouent au grand huit sonore, nous proposant quelques accalmies entrecoupées de séquences lourdement kickées.

C’est en tout cas un track rempli d’une énergie positive, capable de redynamiser un stage endormi à 4h du matin

Je n’attends personnellement qu’une chose de ce bel EP : l’entendre au plus vite en soirée. Et pour ma part, promis juré, je garderai un œil et une oreille sur ce duo, qui pourrait nous réserver encore bien des surprises dans les semaines/mois à venir.