Un pionnier de la techno hollandaise, qui signe son premier EP sur un des labels les plus imposants, tel est le résumé de la dernière sortie de Steve Rachmad sur Klockworks. Près de 25 ans de mix au compteur, Steve fait partie de ces DJs aux multiples identités, lui permettant de pouvoir explorer plusieurs domaines distincts (passant de la house et au dub, jusqu’à une techno plus sombre et industrielle).

On l’a vu évoluer sous les pseudonymes Black Scorpion, Tons of Tones, Rachmad Project,… Mais intéressons nous à sa dernière “identité”. STERAC a vu le jour en 2012, en publiant chez M-Plant et Tresor un remix d’un album que Rachmad avait produit en 1995… Un succès, rapidement repéré et rejoué par Villalobos, Joris Voorn et notamment Marc Romboy. Il présente ici une techno décrite comme sombre, très sombre et profonde… Il est donc de retour en 2014, et débarque sur l’écurie de Ben Klock, pour un EP en 4 temps qui nous a transporté, à la rédac’.

KW12 Artwork

Track 2, ou la mise en bouche

Les oreilles les plus averties ont déjà entendu cette track dans les sets les plus récents des plus grands. Punchy, brillante, avec le kick estampillé “100% Klockworks”, et jouant sur les fréquences basses, voire très basses, Track 2 nous hypnotise, et nous invite à assister au voyage de STERAC dans son univers.

Rotary, ou le décollage

Deuxième track de cet EP, Rotary nous fait doucement décoller… Basée sur les même principes fondateurs que “Track 2”, elle nous offre une version plus rythmée, et plus sombre de l’univers de STERAC. A grands renforts de synthés et de drums, c’est bien une ambiance opressante, qui explose et fait entrer une foule dans un univers mi spatial, mi industriel, qui la fera à coup sûr, perdre tout contrôle.

In Circles, le retour aux sources

Cette track n’est peut être pas ma préférée, mais elle offre un petit retour en arrière avec une techno de Detroit : beaucoup de drums, une rythmique lancinante, ponctuée par un kick efficace. Des éléments que les nostalgiques de l’époque Detroit remarqueront et apprécieront à leur juste valeur !

Scheepsrecht, la surprise du chef

On clôt cet EP avec Scheepsrecht, qui offre une composition 100% STERAC : un millefeuille techno. Comprenez par là une addition savante de plusieurs lignes de sons, de basses etouffées, de sons spatiaux, qui vous tiennent en haleine et vous hypnotisent… jusqu’à une explosion, en final, qui fera en sorte que  Scheepsrecht trouvera sa place en fin de tout bon set qui se respecte. Après Rod pour la KW11, Ben Klock et son écurie démontrent qu’ils possèdent non seulement une vraie marque de fabrique, qui plonge le public dans un univers pucnhy, mais aussi une palette d’artistes capables d’électriser tout dancefloor…

Alors, après la Concrète en novembre 2013, où Rachmad posera ses valises pour électriser une foule parisienne?