Samedi 9 mars 2013, Minuit, l’heure du crime.

On se dirige vers la Machine du Moulin Rouge.
Une fois à l’intérieur, quand on te dit que tu as accès à toutes les salles, tu ne sais plus où donner de la tête. La Machine est composée de presque autant d’escaliers que de gros tuyaux métalliques.

On descend directement voir ce qui se passe en bas.

La Chaufferie :

Dans une ambiance boule à facettes et éclairage rouge, on passe de la house à la funk, on joue la carte du généraliste. Ca se déhanche sur le dancefloor dans un esprit bon enfant.

 

 

Parfait pour se mettre en jambes, on se sent chez un ami qui veut te mettre un before comme il se doit avant d’aller s’attaquer aux choses sérieuses (et pleines de basses).

Nous voilà échauffés, on remonte dans le Central et on continue notre montée vers le Bar à Bulles.

Le Bar à Bulles :

Les labels Sonotown et Synchrophone se relaient tout au long de la nuit dans cet espace cosy dont une baie vitrée surplombe le Central  et offre une vue panoramique sur la scène et le dancefloor recouvert d’un public transpirent. Une manière d’avoir un regard extérieur plutôt inédit sur l’intérieur d’une boite de nuit, et de pouvoir faire une pause dans cette longue nuit d’euphorie.

Le Central :

Ou la salle qui porte bien son nom. C’est ici que tout se passe. Dans l’obscurité, l’éclairage est minimaliste, composé seulement de deux couleurs : rouge et bleu. Et les djs se succèdent dans un enchaînement parfaitement logique.

Johannes Volk assure le warm up en attendant la performance live de John Heckle. La Machine se remplit petit à petit, les corps se serrent les uns contre les autres pour laisser place aux derniers arrivants.

Live mené de main de maître, le DJ UK nous offrant une composition pleine : les BPM grimpent, les températures des corps aussi, et les tympans éclatent de bonheur !

Allez, avant d’accueillir un autre poids lourd de cette soirée, on file se ressourcer et retrouver nos esprits au bar à bulles, petit « éden pour teuffeur émérite » pour l’occasion.

2h30 : C’est l’heure de la dernière descente dans les entrailles de la Machine de guerre.

Le central bat son plein quand Nick Höppner prend les commandes. Les basses grondent, les murs tremblent, le sol vibre et soulève nos cœurs.

Le boss du label OstGut compte bien faire vibrer le Central, et enflammer les deux autres salles qui composent ce si bon lieu…. la preuve en basses, en son et en images !

Il est déjà 4h30 et la nuit ne fait que commencer quand Rødhåd s’installe derrière les platines. Rødhåd, soit la plus belle surprise de cette soirée, a enchaîné pendant plus de deux heures les grands « tubes » techno du moment.

On passe de Subzero, missile sonore signé Ben Klock, à Ghetto Kraviz, autre OVNI de Nina Kraviz, avec une facilité dans le mix et une violence dans les basses qui nous envoient droit dans les plus belles scènes berlinoises.

Rødhåd est en feu et réveille les plus endormis d’entre nous. Une violente vague de chaleur s’empare de la Machine et nous cloue les pieds aux sols et les mains en l’air, dans un hurlement de joie général.

 

6h00, le Central est désormais à nous, nous faisons partie des derniers combattants encore debout.

Rødhåd compte nous porter le coup fatal. Nous avons donc droit à un ultime récital de basses savamment orchestrées et distillées chirurgicalement, qui nous atteignent au plus profond et nous font passer dans une transe comme on n’en faisait plus.

Mais il est temps pour nous de rendre les armes, les yeux plein de lumière, les tympans dans un coton divin, et les jambes proche du KO, après un âpre combat de plus de sept heures!

Vous l’aurez donc bien compris, la Machine du Moulin Rouge, en plus de nous avoir proposé une soirée dantesque, contient en son enceinte trois lieux qui peuvent combler tout amateur de longues (très longues) soirées : du plus généraliste, avec la Chaufferie, en passant par du très « puriste », via le Central, ou au plus doux, grâce au Bar à Bulles.

Nous avions donc un lieu qui convient donc à tous… Que dire du line up! Puissant, efficace, Sonotown, Ostgut Ton et Synchrophone s’étaient donc mis d’accord sur un point : nous faire décoller ! et autant dire que la mission a été grandement accomplie… Alors bravo à tous, et mention spéciale à Rødhåd, (très) grande surprise de cette soirée !

La team Delighted vous remercie.