Ça y est ! Simina Grigoriu sort son premier album. Il s’intitule Exit City : clin d’œil à son mode de vie de routarde en quête d’émotions fortes tel un Alexander Supertramp au féminin pour qui les destinations sont des salles obscures et pleines de vies. Entre les 1res parties de son futur mari, les tournées solo et autre Tour, la roumaine a effectivement de quoi jouir d’une existance « musico-nomade » à son apogée. Et ce sourire d’ailleurs, quel sourire ! Proche de ses fans, Simina nous montre sans équivoque tout son amour pour la musique en partageant à l’hebdomadaire ses mixes techno bien « détentes », idéaux pour se chauffer avant la sortie clubbing du weekend.

Ses releases précédentes n’ont pas vraiment marqué les esprits, hormis la fameuse Boondocks où elle reprend subtilement les 1res notes de Snow des Red Hot. On est alors amené à se lancer dans l’écoute de l’album avec une oreille réticente : bagatelle ! La nana de Paul K a elle aussi une baguette musique. Et certains vont penser que le monsieur de madame a dû jouer le rôle de mentor : que nenni ! C’est un énorme travail d’une et une seule personne, souligne-t-elle en interview.

Exit City est bon. Tantôt fort excitant, tantôt laissant un chouilla à désirer car certains morceaux se ressemblent. Par contre, ça cogne aussi fort qu’un coup de marteau mexicain le jour de la fête des morts, je vous l’accorde. On se laisse alors galvaniser par cette techno facile à suivre à l’image de Shapeshifter et Wildfire. Cette dernière est surement celle qui sort du lot avec les lyrics de la Mama à la fois douces et entrainantes. L’ambiance qui émerge du titre éponyme est remarquablement sombre, adéquate pour une balade dans des bois inquiétants, nourrie d’étranges chuchotements venant de nulle part. Liminitza est un mélange d’instrus à fin planante et d’un duo kick-bassline trapu. Cet unisson m’empêche de lui donner un avis 100% favorable. Pour le reste, je vous laisse, vous, votre soif auditive et votre esprit critique, le découvrir via le lien Deezer plus bas.

Somme toute, Simina Grigoriu nous offre un compromis entre une bonne techno « boules Quies » castagneuse, une techno « big room », minimale et underground… un peu ce qu’elle a toujours fait et joué au final.

Maintenant, y a plus qu’à attendre qu’elle et son florilège de beats viennent nous faire danser.

L’album est sorti sur Susuma Records le 24 août dernier. Il est disponible sur Deezer ainsi que sur les plateformes de téléchargement légal habituelles.