Alors que le public parisien croule sous les affaires ultra-médiatisées de ses clubs, un collectif de renom veut redorer le blason de la capitale.

BNK, c’est l’un des acteurs de la nuit parisienne les plus connus de la techno : plus de 3 ans qu’ils ont su acquérir une notoriété nationale…mais pas que ! Le 7 Décembre prochain se tiendra un évènement unique en France, réunissant nos français aux géants de chez Vault : cela vaut le coup d’oeil.

Mais si votre journal Delighted vient sonner l’alarme « big things to come », ce n’est pas pour cette fin d’année, mais pour les vendredi et samedi 4, 5 octobre : le Pulse Festival (clique ici), proposé par les équipes de BNK. En un mot ?

2 jours
3 scènes
36 artistes
12000 festivaliers

Pour un évènement d’une telle envergure, il vaut mieux connaître à l’avance les sets marquants du week-end. Comme à notre habitude, petit guide pratique des artistes à ne manquer sous aucun prétexte.

Vendredi | Dax J, Dave Clarke & DVS1

Il n’est plus à présenter, le londonien Dax J a terminé une tournée estivale pharaonique cette année, et compte bien délivrer un set tout aussi puissant.

Appelé le « baron de la techno » d’après un journaliste de la BBC, Dave Clarke est un autre anglais bien remonté, et ce depuis des années. Anarchiste pour certains, punk pour d’autres, il a su produire des bijoux de la techno qui resteront dans les archives du genre.

Zak Khutoretsky, allias DVS1, est un américain pas comme les autres. Vieux résident du Berghain, il sait se renouveller année après année. Cela vient surement d’un appétit surréaliste : Zak est un collectionneur de vinyles hors-norme : près de 30 000 records sont prêts à être utilisés. Après un set sous stéroïde pour la Katharsis de 2017 à la Warehouse Elemenstraat, il vient rappeler aux français jusqu’où peut aller la techno. Vous voulez en savoir plus ? Ecoutez Ben Klock, l’un des autres artistes majeurs de cette Pulse, parler de lui.

Samedi | Anetha b2b Randomer – Juan Atkins – Blush Response b2b Thomas P. Heckmann

En voilà une dont on ne finit pas de parler, c’est la française Anetha. Après une interview remarquée chez Konbini, elle enchaîne les projets ambitieux. La preuve : son nouveau label « Mama Told Ya’«  démarré ce mois de mai, puisant dans la nouvelle génération Fast Techno danoise, toute aussi prometteuse. Cette artiste des grands soirs sera magnifiée par un b2b dont elle connaît la couleur : un duo avec Randomer, qui avait déjà enflammé le Soenda cet été. La preuve en image.

Dans la techno from Detroit, je veux le père. Juan Atkins, l’un des quatre pères fondateurs de la mouvance techno, nous fera le plaisir de jouer au Pulse Festival. Pour le connaître plus en détail, on est tombé chez Delighted sur un Live YouTube partagé par Mixmag, retraçant l’importance de Juan dans ce genre musical, et son statut de pionner.

Pour ce qui est du plus attendu d’entre tous, c’est le b2b Blush Response avec Thomas P. Heckmann. « When old school meet newchool » (ndlr Guillaume). Mon premier article couvrait l’histoire de l’EBM techno, un style largement créé par TPH, que vous pouvez relire ici. Blush Response, c’est justement cette nouvelle génération baignée dans la potion magique de l’EBM.

On pourrait croire que ces deux-là ne se sont jamais croisés, mais ça serait oublier TPH et ses centaines d’allias : c’est sous le nom de Drax qu’avec Blush Response, ils avaient montré ce que deux génies réunis pouvaient réaliser. Ceinture de sécurité exigée, lunette vitesse conseillée, décollage imminent.