THROWBACKTUESDAY – En 1994, Thomas P. Heckmann sort Drax Ltd. II sous son célèbre alias Drax. Un EP qui projeta son auteur au Panthéon de la techno grâce à un morceau en particulier: Amphetamine. 

Une époque bouillonnante de créativité

1994. La techno est déjà bien ancrée en Europe: les raves poussent un peu partout, comme des champignons à la Toussaint. Idem pour les labels, les artistes, les EPs, les CDs, les maxis. L’émulation artistique bat son plein dans les rangs des ravers.

Pour Thomas P. Heckmann, cela fait tout juste un an qu’il a créé son label, Trope Recordings, mais également qu’il produit sous un nouvel alias: Drax. Entre 1993 et 1994, Heckmann sortira un nombre de morceaux impressionnant sur différents alias: en tout, quinze disques, dont quatre albums!

Le mystérieux succès d’Amphetamine

On trouve plusieurs styles de musique sur Drax Ltd II. Les six morceaux qui y sont gravés sont réellement différents les uns des autres. The Silent Meadow est une magnifique track downtempo aux notes mielleuses d’acid. Mindspawn et Acid Generation sont de vraies tracks d’acid-techno. Si ces trois morceaux sont superbement construits et produits, c’est pourtant un autre qui devint culte: Amphetamine, la première piste de la face A.

Amphetamine est ce genre de track, un peu comme Energy Flash de Joey Beltram, qui n’est pas bien complexe mais qui sait captiver les foules et rendre fou un dancefloor tout entier. La mélodie peut facilement être jugée cheesy (comprenez cul-cul-la-praline) et les percussions n’ont vraiment pas grand chose de spécial. Pourtant, c’est ce morceau qui représentait l’esprit rave en 1994, et aujourd’hui, c’est ce morceau qui fait penser à l’esprit rave de cette époque .

Amphetamine – Drax

Acid Generation – Drax

Mindspawn – Drax