Hier soir, j’ai été faire La Onda avec les Naive New Beaters à la Cigale.

Même si de base, ça n’interesse personne, je vais quand même parler de la première partie : Rich Aucoin.
Le mec arrive sur scène, nous annonce qu’il va jouer de la musique sur fond de vidéos. Il ne parle pas du fait qu’il va jouer aussi à faire des ombres chinoises pour participer aux vidéos. Un travail minutieux et très réussi.
Ses vidéos sont entrecoupées de cartons avec des phrases traduites en français par un anglophone pas du tout bilingue apparemment. Ca reste compréhensible et c’est même assez drôle.
Sa musique ? Un mélange d’electro-hiphop-dubstep-rock qui rend pas mal finalement. A croire que le canadien n’a pas de style mais se créé un style. Il descend chanter dans la foule, fait péter les canons de confettis… Un live expérimental mais très dynamique. J’ai rarement vu une première partie réveiller autant le public.
Rich Aucoin s’appelle-t-il. Je vous encourage vivement à aller découvrir son travail.

Après l’entracte, la salle sombre de nouveau dans le noir. Les Naive New Beaters arrivent. Ah non, c’est pas eux. Des cheerleaders arrivent. Elles font quelques figures, encouragent l’arrivée du groupe, et s’en vont.

Martin Luther BB King, Eurobelix et David Boring font enfin leur entrée. Ils sont une fois de plus habillés comme s’ils étaient entrés dans une friperie pour choisir ce qu’il y a de plus moche et de plus voyant. Mais ça leur va bien, on les aime aussi pour leur look.
J’avais peur que leur concert soit semblable à celui qu’ils avaient donné cet été pour le festival Fnac Live à Hôtel de Ville. Effectivement la tracklist était la même, les palmiers étaient là aussi, avec le déhanché de David Boring. Mais l’ambiance n’a rien de comparable. Et ce déhanché…
Dès le deuxième morceau, le public est chaud. Normal, il balance tout de suite La Onda, leur dernier single

Ca réveille ou pas ?

Ils enchaînent les tubes, mettent le feu, puis au milieu du concert, les premières notes de Live Good se font entendre, et là, grosse surprise : une silhouette familière fait son entrée sur scène, avec classe, c’est Oxmo Puccino qui nous apporte un texte. Envoi de confettis, acclamations du public, l’apparition fut brève mais intense.

Fin du concert, les Excess cheerleaders reviennent faire un mini spectacle, et les Naive New Beaters reviennent pour un dernier rappel sur Jersey, le premier extrait de leur nouvel album.

Les dernières minutes pour se défouler et tout donner avant de quitter la salle en ayant l’impression de sortir d’une fête foraine.

C’était la boum de l’année, merci !