INTERVIEW – DJ, producteur, digger passionné des vinyles et membre important du collectif YA.R Production, OÜED FREQUENCY aka Zakaria est un peu comme le ministre de la culture de Lyon. Avec un Curriculum Vitae déjà bien chargé, Zakaria continue d’acquérir des compétences et expériences avec son nouveau label ARAH Records. Actif depuis novembre dernier, le label made in 69 a déjà plusieurs podcasts à son compte. Curieux que nous sommes, nous avons souhaité lui poser quelques questions pour en savoir davantage sur ce qu’il se trame dans la capitale de la funk.


Salut Zakaria, tout d’abord un grand merci à toi de prendre le temps de nous répondre ! 

FLORA : Avant de commencer, peux-tu te présenter en quelques mots ?

Zakaria : Salut la zone, ici OÜED FREQUENCY aka Zakaria. Je suis originaire de la région clermontoise. Je me suis éduqué dans les raves du Puys-de-Dome avant de m’intéresser de plus près aux musiques électroniques. Je suis DJ depuis maintenant 7 ans avec 4 ans en tant que digger de vinyle et 3 ans en tant que producteur. Sur la scène lyonnaise depuis maintenant 5 ans, je fais parti du collectif Y.A.R, et je viens de lancer mon label ARAH record. Il est consacré aux musiques à grande vitesse haha !

F : Y a-t-il une histoire à raconter derrière ce nom de label ARAH ?

Z : Arah ça part d’une histoire drôle. J’étais en voiture dans une C4 (la voiture type de la BAC), on est passé un peu par hasard près d’un four et tous les guetteurs ont commencé à s’agiter et à crier « Arah, arah« . C’est là que j’ai eu le déclic haha ! Arah Records était né. 

F : Tu as créé le label en novembre 2020 dernier et tu as déjà trois podcasts sortis. Quels sont les projets que tu souhaites explorer avec ARAH Records ?

Z : Pleins de projets en cours, j’ai d’abord voulu créer du contenu virtuel au travers des podcasts car la situation actuelle n’est pas vraiment propice à organiser soirées et events. Cependant dès que la situation le permettra, on lancera des soirées comme j’ai déjà pu en organiser auparavant. On est aussi sur la programmation d’un vinyle qui devrait arriver dans les 6 prochains mois. Je n’en dis pas plus sur ça pour l’instant ! De plus, mes influences et mon entourage m’ont mené à collaborer avec des grapheurs pour créer une collab de tee-shirt Arah x obsn. Promis ça arrive bientôt !

F : Quelles sont les influences musicales et les artistes qui t’ont le plus inspiré avant de te lancer dans le son ?

Z : Au tout début, ma passion pour la musique a été bercée par le doux bruit des soundsystèmes trance, mes sorties en club et mon entourage qui faisait de la musique. Au fur et à mesure de la découverte d’artistes, comme Alberto Pascual, Psyk, ou encore Sigha, j’ai décidé de me lancer et de créer ma propre musique techno. Mon style s’est affiné avec le temps et je suis revenu aux fondamentaux avec une musique plus incisive, rapide et avec des sonorités trancy

F : Label basé sur Lyon, comment comptes-tu mettre en avant la scène électronique lyonnaise ?

Z : J’aimerais mettre en avant des artistes en les faisant par exemple, jouer dans des lieux atypiques. J’essaye de rendre visible, au travers de mes podcasts, les artistes qui m’ont inspiré dans le passé et qui font parti de mes références musicales. Je veux également promouvoir et valoriser une fête lyonnaise libre, sans préjugés, sans jugements et accessible à tous et toutes.

F : Également un membre actif du collectif/label YA.R, qu’est-ce qui t’as poussé à créer ton propre label ?

Z : J’ai crée mon propre label techno car YA.R à décidé de s’orienter vers une ligne artistique minimal/house. Il était donc nécessaire pour moi de créer mon sub label de musique techno où je puisse exprimer ma vision de la musique ainsi que la promotion d’artistes dans ma ligne directrice.

F : Si tu pouvais décrire ARAH Records en trois tracks ?

Binny – Terraform
tranceman2000 – Bloodrave 2k20
Cluster 89 – Ganez The Terrible

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