Quand Glasgow se réveille, côté Soma, Glasgow répond, côté Sleaze Records !
L’écurie des frères Gorrie, qui sort décidément des releases de haute volée, revient, et annonce la signature d’un jeune (de par son âge, mais pas de par son talent) italien… Luigi Madonna !
Aucun lien de parenté avec le cousin de Mario Bros, ou la désormais ex-diva pop, mais un jeune talent qui après avoir été le poulain de Joseph Capriati réussit, à même pas 30 ans, à avoir été produit par de gros labels, comme Drumcode et Plus 8 (Riche Hawtin + John Aquaviva).

Un bien joli pedigree qui laisse donc entrevoir une techno travaillée.
Et quel travail !

Sur cet EP Tape Drones, on ouvre grand les oreilles, et on se laisse envahir par un kick gras, lourd, et qui impulse une cadence toute robotique.
Pour l’accompagner, et lui donner de la texture, une petite mélodie mi groovy- mi robotique.
La voix directement tirée d’une usine, et les drums travaillés en sourdine, renforce cette impression d’usine, avant de faire revenir le (très) lourd kick.
C’est désormais une certitude, ce track est un hymne à Sleaze : une usine à pépites.

Pour le remix de Tape Drones, Madonna, en bon membre Drumcode, a fait appel à son coéquipier argentin, Flug (dont on vous avait conté sa dernière sortie chez CLR, juste ici)
Le remix est nettement plus orienté club : le kick y est incisif, la cadence y est infernale, et n’offre que peu de répit, et la palette minimale que maîtrise Flug s’expose dans son intégralité.
Un hit, un missile, que dis je !

Summer story, qui vient clore l’EP, pourrait laisser supposer, à son titre, que nous allons « enfin » pouvoir respirer.
Bien entendu, ce n’est qu’une fausse impression, à la différence que le côté oppressant disparaît.
Une douce énergie émane de ce track, et les montées et looks successives offrent une douce rondeur, qui s’inscrit dans une vraie logique club.
C’est bon, c’est (presque) doux, et ça s’écoute sans fin !