Depuis sa création en octobre 2011, le site CrazyJack.fr est devenu une véritable référence en matière de magazine musical sur le Web. Si aujourd’hui, CrazyJack n’est plus seulement un site mais aussi un label et des soirées, au commencement, ils étaient peu à parier sur la réussite de la petite entreprise. Le temps des doutes révolu, Jack est à présent un rendez-vous immanquable pour les amateurs de groove et de bonne humeur. 

Pour en savoir plus sur la naissance et l’avènement du concept CrazyJack nous avons rencontré Jonathan Sebaoun, le fondateur de la société.

Comment arrive-t-on aux commandes de la machine CrazyJack ?

« Tout a commencé par la rencontre avec un ami qui travaillait alors chez Tsugi. Il m’a proposé un stage de six mois sur le site ce qui m’a permis de faire mes premiers pas dans la musique éléctronique. Quand j’ai réalisé l’explosion en terme de visites sur le site j’ai eu l’idée courant 2007 de créer mon propre web média. Grâce à un ami qui avait déjà plusieurs boites sur internet, j’ai pu récolter des fonds et lancer CrazyJack.fr en 2011. »

 

CrazyJack c’est à la fois un site, des soirées, et un label. Comment parvient-on à concilier ce triple-emploi ? 

« C’est assez compliqué enfin ça l’était surtout à nos débuts ! Il a fallu procéder par étapes. Dans un premier temps lancer le site et définir son contenu. Pour le reste, on se partage le travail entre les partenariats, l’organisation des soirées et l’enrichissement du site. On a essayé, grâce à cela de créer une sorte de packaging complet. Les soirées sont une science inexacte, mais plus on avance, plus nous pouvons booker des artistes auxquels nous n’avions pas accès auparavant. Le label, c’est un peu la base du secteur. L’objet, le vinyle est notre moyen d’expression favori. Si aujourd’hui les soirées nous ont données une visibilité en France et à l’étranger, on ne perd pas l’attention donnée au site qui est ce par quoi tout a commencé. »

 

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Intrasi, petit bijou et sixième release du producteur roumain Xandru

 

Comment définir le concept des soirées CrazyJack ? 

« Nous avons définitivement une patte house, micro house prononcée et une réelle passion pour la scène roumaine avec des labels incontournables comme Perlon et Arpiar. Nous faisons aussi jouer pas mal de copains très doués. Les soirées CrazyJack sont en train de devenir une sorte de rendez-vous. Avec le temps, nous avons affiné le concept dans un lieu : le Concorde Atlantique, qui était à la base plus une salle qu’un club. La Crazy est directement associée au Concorde grâce à Jonathan Chab’s, associé du bâteau qui nous a permit d’y installer notre résidence. On joue aussi parfois au Rex Club ce qui est un honneur pour nous. Les personnes qu’on convie à nos teufs sont assez bigarrées. Les gens dansent, mettent de l’énergie sur la piste. On aime recevoir une population mixte et nous sommes relativement ouverts à la porte. L’âme de CrazyJack c’est vraiment un noyau dur que nous avont créé aux premières soirées. Et au fur et à mesure des événement, la famille s’agrandit, pour notre plus grand plaisir ! »

 

CrazyJack se caractérise comme un objet underground, quelle serait votre définition de l’underground ? 

« A la base ce mot signifie : ce qui n’est pas visible, sous terre. Au final c’est un qualitatif qui reste assez confidentiel. En soit, pratiquer des prix raisonnables, prendre soin de la clientèle, l’accueillir de la meilleure des façons possible… Aux soirées CrazyJack nous avons des listes ouvertes pour fournir un acceuil festif aux copains et à ceux qui les suivent. Tout cela véhicule un mouvement intimiste : c’est là le maître mot. L’underground reste un état d’esprit. »

 

« Nous aimons notre public parce que ce sont des passionnés de musique avant d’être des teufeurs »

 

Quel est votre meilleur souvenir de soirée ?

« C’est surtout une succession de petits détails inoubliables. Faire jouer certains artistes, auparavant inaccessibles, est déjà un aboutissement et une satisfaction en soi. Comme Anthea qui nous régale toujours, Barak et ses prestations de folie… Mais aussi la première fois où l’on a reçu Pedro : c’est à ce moment là qu’on a pris conscience qu’on pouvait recevoir des invités de marque sur le bateau. Et notre premier Rex bien sûr ! »

La première fois où l’on pose votre nom sur une affiche avec le logo du Rex, c’est une grande fierté

 

 

Y aura-t-il des changements pour cette nouvelle année ? 

« Tout en restant dans le même concept nous allons chercher à nous développer en province. »

 

Où en sera CrazyJack dans 10 ans ? 

« Tout simplement être toujours là. Nous espérons continuer à évoluer tout en gardant cette griffe qui nous caractérise. Si dans un an nous pourrions être totalement lancés ce serait déjà un vrai bonheur. »

 

Pour finir, avez-vous quelques exclues à nous confier ? 

« Fumiya Tanaka viendra nous rendre visite le 1er avril au Concorde Atlantique, ce qui nous fait vraiment plaisir. Il faisait partit des artistes qu’on pensait intouchables quand on s’est lancé. Aujourd’hui, quand on arrive à avoir ce genre de programmation, cela nous montre le chemin parcouru. »

 

La prochaine soirée CrazyJack aura lieu le vendredi 4 Mars avec le maestro Valentino Kanzyani, Gescu pour la griffe Sunrise et Yakine en B2B avec GREGO G. Une soirée sur le signe de la délectation !  Inutile de préciser que l’ascension de Jack est bien loin d’être terminée…

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