THROWBACKTUESDAY – Il y a vingt-sept ans, Joey Beltram sortait son premier EP, Beltram Vol. 1 chez R&S. Retour sur un disque visionnaire qui marqua l’Histoire de son kick. 

De la house music

En 1985, la musique électronique était trop jeune pour que certains érudits puissent s’autoriser à l’étiqueter track après track. A côté du hip-hop, du disco, du rock ou de la soul, son rythme frappait si fort et si vite qu’on appelait indifféremment techno ou house tout ce qui faisait raver. Lorsque la première vague de Chicago house touche New-York en 1985, le jeune new-yorkais Beltram quitte son univers électro / hip-hop: il veut en être. Il se lance dans la prod’ et rencontre Derrick May. Les deux ricains partent faire une tournée en Europe en 1990, à l’occasion de laquelle Joey se rend dans les bureaux belges de la maison de disques de Renaat Vandepapeliere et de sa femme Sabine Maes, R&S.

« Cette track, Joey, c’est pas de la house music, c’est de la techno! »

À la techno music

C’est lors de cette visite que Beltram joue quelques démos des prod’ qu’il a composées. Un morceau mis tout le monde K.O. : Energy Flash. En plus de lui proposer une sortie sur son label, Renaat le renseigna sur une chose: « cette track, Joey, c’est pas de la house music, c’est de la techno! ».

Un hymne à la fête

Peu d’artistes peuvent se targuer d’avoir commencé si fort. Energy Flash est la première piste de son premier EP. Une vocale qui prend aux tripes, même si certains la trouveront agaçante. La ligne acide du synthé et surtout le poids de son kick sont certainement les plus beaux éléments de cette musique.

L’EP est composé de trois autres morceaux, qui, même s’ils n’ont pas marqué l’Histoire comme le premier, sont superbes tant dans leur structure que dans leurs sonorités. Mais cessons de disserter sur la techno, cette musique se vit et s’écoute: elle ne se lit pas. A vos casques. Play. Partez.

A1: Energy Flash

A2: Jazz 3033

B1: Subsonic Trance

B2: Psycho Bass