Après une semaine qui n’avait pas été, sur le plan météorologique, divine, nous avions tous marqué ce vendredi d’une croix rouge.

Oui, le collectif Technorama annonce son retour, et nous proposait un (très) bon programme avec le retour de Peter Van Hoesen, qui nous annonçait un nouveau live, et notamment Xhin, que les oreilles les plus pointues connaissent et attendaient aussi avec impatience.

 

Retour donc sur une soirée dantesque!

 

0h30 :

 

Après l’arrêt réglementaire au vestiaire, nous voilà fin prêts!  4 Delighters sont sur le terrain, et chacun s’attarde donc sur le line up de la soirée.

Jee, co fondateur de la soirée avec la très renommée Céline de Technorama, a donc débuté la soirée, et sera suivi de Marcelus, déjà vu quelques jours auparavant lors de la Concrete de Ben Klock.

Puis le plateau s’intensifie avec le fameux live de Van Hoesen (ou PVH pour les intimes), Rrose qui s’exprime lui aussi en live, et Xhin, qui viendra achever les plus téméraires d’entre nous.

 

1h :

 

Après un arrêt aux stands pour réhydratation (entendez par là un besoin primaire de vodka/maté), on s’immerge dans le stage pour prendre la température… qui monte déjà bien sympathiquement !

Le stage se remplit à un rythme plutôt doux, les visages et les oreilles semblent se faire aux basses lourdes mais ô combien rythmées de Marcelus.. un début qui, en somme, est bien satisfaisant !

 

1h30 d’échauffement où nous mettons au travail nos corps, où nos oreilles s’acclimatent sans souci aux basses… Avant de voir sur scène arriver un personnage que nous connaissons bien, prendre place aux côtés de Marcellus… PVH, himself!

Impassible, presque immobile dans son costume 3 pièces, il règle tranquillement ses platines, quand soudain…

 

2h30 :

 

Début du show PVH ! Pour ceux qui l’auront donc vu entre décembre 2012 et mars 2013, merci d’oublier ses performances précédentes, Mr Van Hoesen nous a concocté, pour son récital à la Machine, un tout nouveau live!

 

Et au vu du début de ce dernier, autant vous dire que ça risque de bouger sévèrement…

Les premières notes sont incisives, sentent bon la techno allemande et belge, les rythmes saccadés mais ô combien musicaux… Autant d’ingrédients pour conquérir une foule réactive, dès les premiers beats!

 

 

Pour nous, et nos oreilles qui n’attendaient que ça, autant vous dire que nous ne tenions plus… Il nous fallait s’immiscer jusqu’au premier rang du stage!

(note à toi, qui étais présent à la Machine : si tu as vu deux fous accrochés au premier rang, pas de panique, il s’agissait bien de deux Delighters, absolument conquis! )

 

Aux premières loges donc pour accueillir avec plaisir ce nouveau live, on découvre donc un PVH fidèle à lui même (comprenez par là presque impassible) qui nous a donc servi en entrée une techno plus lourde que le plat de résistance, plus ponctué de séquences courtes et aigues, avant l’extase donné par une techno musicalement riche mais surdopée de basses ravageuses…

Une preuve en images? la voici !

 

 

Notons que la Machine est désormais en feu, et que ce lieu est, avec le Rex, un des écrins pour une techno allemande.

Une acoustique qui rappellera aux voyageurs les ambiances allemandes ou espagnoles, où les ondes de basses vous traversent le corps de part en part.

 

3h30 :

 

Après une heure d’un (trop court) live, PVH se retire sous les applaudissements et les cris d’un stage qui en redemande… Mais place à Rrose, un américain que nous ne connaissions pas à la rédac, mais avec qui nous avons fait bonne connaissance !

 

Qu’il est dur cependant de s’intercaler entre nos deux chouchous de la soirée, PVH et Xhin… Mais avec une techno plus linéaire et douce que le premier cité, il a en tout cas le don de nous offrir une production 100% créative, issue de ses platines, qui a le don de plaire au plus grand nombre, et de reposer les esprits déjà chamboulés comme les nôtres de la prestation de PVH.

 

4h30 :

 

Les perfs s’enchaînent et Rrose laisse place à Xhin, dans une ambiance aussi rougeoyante que dark.

 

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Futuriste et éreintant sont sûrement les adjectifs qui résumeront ce set, qui plonge la Machine dans une ultime transe techno.

Le stage est encore plein, les lignes d’aigues, cachées derrière les basses, sont pointues, rythmées et hypnothisantes, l’ensemble des ingrédients est réuni pour un finish tonitruant, au moins pour une mise en bouche comme il se doit!

 

Un premier temps donc en douceur, avant une accélération du BPM et des balancements corporels frénétiques…. Xhin joue avec le stage, le berçant dans une techno lourde et hypnothique, avant de le laisser dans un silence (rassurez vous) bien court, pour mieux le rattrapper avec une nouvelle fournée de basses transperçantes !

 

Mais à 6heures, comme à chaque bonne soirée, le son laisse place au silence, aux bourdonnements dans les oreilles, et… aux afters (mais ceci est donc une autre histoire, vous l’aurez compris!)

 

Une nouvelle fois, un grand bravo à l’ensemble du line up qui s’est mis en 4 pour nous faire crier (véridique, quasi extinction de voix le lendemain), à Céline et donc Jee pour ce retour tant attendu de la Technorama (messieurs dames, nous attendons avec impatience la prochaine!) et à la Machine, pour avoir donc décidé un virage techno ô combien apprécié et donc nous permettre d’avoir une très bonne alternative aux lieux dits communs…. MERCI!