Le collectif micro-house & minimal le plus connu de la capitale propose une nouvelle soirée ce samedi 9 Novembre, de 23h00 à 10h00 le lendemain. Au programme de cet évènement, l’un des plus grands noms du genre : East End Dubs. A ses côtés, un panel de talents locaux bien de chez nous, et une autre pointure à découvrir ! Pour cette soirée en Warehouse, après une saison estivale open-air qui a ravi les festivaliers (et les passants curieux), c’est un lieu inexploité, « brut » selon l’un des organisateurs, et surtout 100% légal : rassurant dans ce climat actuel.

Pisica, Pisica, vino sa te ditrezi la o petrecere underground !
Un petit chat qui importe la scène micro underground à Paname !

Quoi de mieux que Pisica pour se prélasser devant de beaux tracks roumains ? Comme leurs copains de chez Organik, les petits chats voient grand cette fois-ci. Une deuxième scène sera installée pour l’occasion, afin de ravir nos amoureux de la techno. Supporté par un prestataire bien connu du public Fonktion, la sonorisation n’a jamais été un problème pour ce collectif, qui sait ravir les puristes.

Je vois bien que vous avez l’eau à la bouche, mais vous restez confus. Devant qui aurez-vous l’honneur de vous dandiner ? Réponse en deux temps.

STAGE 1 : La micro, toujours la micro, rien que la micro

East End Dubs /FUSE / EASTENDERZ/ | Le magicien anglais

Malgré la résurgence du vinyle, qui vient de dépasser les ventes de CD pour la première depuis 1986, vous seriez surpris du peu de disques vendus par les DJ. Se vanter d’en vendre quelques centaines est rare dans ce métier. Mais le producteur londonien East End Dubs dit lui-même vendre près de 40 000 unités par an. Le tout avec si peu de promotion qu’un amateur pourrait en douter… Vous avez pourtant affaire à une pointure : si son track ne fonctionne pas, il n’existe pas. Un sans faute qui impressionne aujourd’hui encore : un swing contagieux, des percussions basses, tendues et claires pour un équilibre impeccable. Une précision chirurgicale qui fait rage à chaque sortie. Voici la dernière en date, tendant plus vers la tech house que la micro, pour nous émouvoir dans tous les genres possibles.

DeWalta /Meander / Amphia/ | Le jazz au bout des doigts

Les premières contributions de David Koch aka DeWalta au monde de la musique sont venues d’une étrangeté. Qui peut se targuer de faire du cor français ? Qui sait ce que c’est ? L’instrument devient vite sa passion, tout comme le jazz, où il s’immerge complètement durant des années. C’est là que David perçoit un vide, un manque de ce côté si pur du jazz dans la musique électronique. Il lance son propre label Meander, sort plétore de tracks sur d’autres de qualité comme Cynosure et Vakant, reçoit le soutien de Cassy et Seth Troxler, et collabore avec Voigtmann. Une place de choix se crée dans la capitale allemande pour le jeune prodige, qui sort cette pépite en mai dernier.

La scène française s’arme de plusieurs soldats pour finaliser la scène micro & minimal. De quoi rester éveillé de longues heures dans une ambiance électrique. Aux commandes chez Pisica/Organik : Saar, HLE. Bzz pour Fée Croquer – et Tarmac 3000 pour le Crew.

STAGE 2 : Parce que sans techno, c’est pas vraiment une warehouse parisienne

Boum! Boum! La techno. A tous les vétérans de la micro et minimal house, veuillez pardonner les confrères technophiles qui ne peuvent se passer d’une petite touche de BPM élevé. Qu’est-ce qu’on a au menu ?

KUSS /Raise booking/ | Le jeune parisien vient tout juste de sortir un track sur le Various Artist monstrueux – près de 22 tracks – de Rive Droite Records en septembre dernier. De quoi vous donner une idée du plat principal juste ici. Un autre bijou sorti il y a 7 mois de cela a interpellé votre rédacteur Delighted : une techno industrielle brute, entraînante à la vocale « CLAP! » qui résonne en contre-temps.

OPÄK. /Newtrack/ | On a dit brut juste au-dessus ? Allons un cran au-dessus. Opäk délivre un flot de violence, dont Paris et ses producteurs commencent à être les principaux instigateurs. La vague industrielle n’a pas fini de balayer l’Ile-de-France, et continue d’inspirer le plus grand nombre. Pour les coeurs les plus accrochés, un podcast doux, sucré, acidulé.

Saartek /Pisica/ | En voici un tout droit sorti de la maison mère qui aimerait faire ses preuves. Le public ne demande qu’à l’entendre ce samedi.

Zekos | L’homme à tout faire des collectifs Pisica et Organik, ancien organisateur des soirées Sécurité, il en connaît un rayon, et s’attaque pour la première à un public techno aux platines. On s’attend à un coup double pour notre ami : avoir enflammé le public micro par le passé, et assené le coup final pour la techno.

Nous sommes heureux de vous annoncer que cette année nous reverserons une partie des bénéfices générés à chaque soirée à l’Association Les Griffes du Coeur qui oeuvre pour sauver les petits chats et chiens dans le besoin de Seine maritime.

Dernier message, et non sans importance, pour réaffirmer la place de Pisica dans sa lutte contre l’abandon de petits chats. De quoi réchauffer le coeur fin prêt pour cette Warehouse de Novembre !