THROWBACKTUESDAY – En 1992, René Löwe dit Vainqueur sort Lyot, sa première production sur le nouveau label de Moritz von Oswald, M (ou Maurizio). Retour sur un disque d’hier qui établit les standards encore aujourd’hui. 

Encore 1992, toujours 1992…

C’est fascinant le nombre de morceaux sortis en 1992 qui n’ont pas pris une ride sur un dancefloor. M ou Maurizio voit le jour cette année-là. C’est un sous-label de Basic Channel, que Moritz von Oswald a créé avec son ami Mark Ernestus. Le deuxième opus de ce sous-label sort également en 1992 et s’appelle Lyot.

L’intrus des Maurizio

Lyot est composé par René Löwe, un artiste berlinois qui se cache sous le pseudonyme français Vainqueur. Vainqueur est le seul artiste à avoir été sorti sur le label M. Si d’ailleurs on appelle ce label Maurizio plutôt qu’M, c’est parce que l’intégralité du catalogue vient du duo Maurizio. Tous? Sauf Lyot. Rétrospectivement, Vainqueur a réussi l’exploit de s’immiscer dans un sous-label mythique en musiques électroniques.

Il était une fois la face B

Lyot, c’est l’original sur sa face A, et le remix par Maurizio sur sa face B. Le premier fait encore aujourd’hui beaucoup d’effet, notamment grâce à ses percussions métalliques, l’écho mis sur le kick et l’atmosphère envoutante de sa mélodie. Mais la face B pousse la barre jusqu’à son maximum: ce morceau est parmi ceux dont on ne se lasse pas, comme les cloches de papa Mills par exemple; on est quasiment à 140 bpm, et pourtant ses nappes qui s’entre-mêlent jusqu’à donner le tournis à un cul-de-jatte prennent aux tripes. Cette face B est la convergence du rythme, de la nappe et de l’ivresse.

Face A (original mix)

Face B (Maurizio’s mix)