INTERVIEW – On est un artiste originaire de Montpellier qui s’est lancé dans la production il y a un plus de trois ans maintenant. Il commence par un style orienté house/minimale sous son alias Azote puis il décide de lancer un projet plus ténébreux : On. Au travers de cette interview, découvrez son univers, ses influences mais également son histoire et comment il en est venu à signer des tracks sur des labels comme Jahanam, Harbor Concept ou encore Fusion Records. Un plaisir de la redac’ de recevoir cet artiste qui sera à suivre de très près au cours de ces prochains mois.


Alexandre : Salut On, tout d’abord merci de prendre un peu de ton temps pour répondre à nos questions. C’est un plaisir de te recevoir chez Delighted. Pour commencer parle nous un peu de toi. Qui es-tu ? D’où viens-tu ?  

On : Thibaut 26 ans, sudiste de Montpellier, d’abord exilé à Rouen et à Paris depuis 1 an ! Sinon je suis une grande perche d’1m90 très énergétique qui aime bien vadrouiller là où il y a une enceinte branchée, tant qu’elle diffuse des bonnes ondes ! Je mixe depuis mes 17 ans un nombre assez varié de styles et j’ai commencé sérieusement la production depuis 3 ans bien que j’ai tâté le terrain gentiment il y a un certain nombre d’années déjà (ça ne nous rajeunit pas tout ça..).

A : Peux-tu nous décrire ton style musical ?

On : J’ai commencé avec un autre alias plus housy-minimale Azote il y a 3 ans et pour moi le projet On est un peu sa face ténébreuse. Pour décrire plus en détail le style de ce projet, on se dirige vers des tracks assez rapides et énergétiques avec des mélodies trancy ayant pour but de raconter une histoire à l’auditeur et de le plonger dans une ambiance à la fois sombre qui est égayée de petites touches de lumière. Quand je suis spectateur, j’aime bien assister à des prestations dynamiques et surprenantes et c’est ce que j’essaye de reproduire dans chacun de mes tracks.

A : Quels sont les artistes qui t’ont inspiré ?

On : J’ai été inspiré dès mon plus jeune âge par la scène Trance/Prog des Pays-Bas, particulièrement les compilations in the Search of Sunrise. Je pense que ce style de musique m’a profondément marqué et je suis très heureux qu’il commence à revenir aujourd’hui. J’ajouterai également la rominale qui a provoqué un véritable déclic pour son minimalisme et la beauté de la répétition.
Sur la Techno actuelle, je suis très influencé par les labels Ismus et UTM qui sont pour moi deux des plus belles aventures artistiques de ces dernières années.
S’il faut citer des noms je pense que le trio Clair, Julian Muller et MRD sont pour moi des artistes qui m’inspirent fortement. Sinon en terme d’artistes émergents, je pense à Jastice, Resonance et E11.

A : Je t’ai découvert il y a quelques semaines avec ton track Power is Force sorti sur Fusion Records. Comment as-tu rencontré leur équipe et quelle relation as-tu réussi à tisser avec eux ?  

On : C’est une belle histoire de coup de foudre avec la team Fusion ! C’est Thibault, le fondateur d’Harbor Concept qui nous a proposé de jouer lors de la seconde édition. J’ai été directement conquis par l’énergie et la détermination de ce collectif. Ils m’ont demandé de jouer pour la seconde avec mon acolyte Ad Astra où nous avons fait 5h de set. Après une petite discussion, je leur ai proposé de devenir résident pour eux et tout est allé très vite : la Fusion IV et du coup la sortie de leur premier VA.

A : Tu fais également partie de Mixit Records & d’ Harbor Concept, peux-tu nous dire un petit mot sur ces deux collectifs ?  

On : Mix’it a été pour moi une aventure. Une équipe incroyable, des anciens talentueux qui vous ouvrent à l’underground, de très beaux projets (Invitation de Dj Rolando à Rouen, énormément d’événement du collectif à Rouen, un mix pour Redbull). Je pense que ce collectif m’a fait mûrir autant  musicalement qu’humainement au cours des 4 ans où j’ai été à Rouen. C’est d’ailleurs grâce à Mix’it que j’ai pu jouer plusieurs fois en Inde à New Delhi.
Harbor Concept a marqué l’émergence de mon projet On. C’est une équipe avec un esprit très familial qui gère un label, une agence de booking et d’évènementiel et depuis peu, un média. Je suis extrêmement fier de faire partie de cette équipe qui a su se pérenniser en un peu plus d’un an et demi. Enormément de projets arrivent et ce n’est que le début !

A : Tu as sorti il y a un peu plus de deux mois un track incroyable intitulé Priest Of Shadow sur le solide label Jahanam. Un morceau qui a connu un certain succès il faut le souligner. Je sais que tu es particulièrement fier de ce projet. Peux-tu nous en dire un peu plus sur l’élaboration de ce morceau ? D’où as-tu puisé ton inspiration ?  

On : J’ai découvert Jahanam fin 2020 et j’ai directement adhéré à leur univers ravy. L’idée du track m’est venu lors d’une semaine seul à Montpellier que j’ai fini sur un trajet Marseille/Montpellier. Rêve et mélancolie sont un peu les maitres mots de ce track. J’avoue quand même avoir été surpris de la réponse positive de Jahanam c’était la première démo que j’envoyais depuis près d’un an. Merci encore à eux de leur confiance.

A : As-tu des futures releases à nous annoncer ? Peut-être un premier projet EP dans les mois à venir ?  

On : J’ai deux Remix prévus sur deux labels français, dont un pour mes compères Arkhan. Il y aura également deux sorties sur deux VA. Je travaille depuis plusieurs mois sur un projet d’EP mais je ne suis pas encore assez satisfait du rendu, peut être bientôt !

A : Question plus générale maintenant mais que j’aime poser aux artistes, avec les restrictions sanitaires que nous connaissons, et, qui ont chamboulées le monde de la nuit, comment vois-tu la scène électronique dans les années à venir ?

On : La scène que nous allons connaitre à la reprise va être comparable au Summer of Love. Personne ne peut prédire ce qu’il va se produire mais je pense que ça sera assez fou ! J’espère également que la techno reviendra à l’origine, c’est à dire plus libre, et non aux mains de très grandes organisations qui cherchent le monopole. Je pense que les gens auront besoin de catharsis et que le nombre d’événements qui sera proposé leur permettra de découvrir de nouveaux horizons.

A : Comme un bon nombre d’entre nous, je pense que tu as hâte que les soirées reviennent. Pour finir je vais donc te demander quels bangers jouerais-tu à ta première soirée post-confinement ?

 A : Un petit mot pour la fin ?

On : Portez en vous une étoile dansante 😉


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