Les amateurs de Techno bien grasse attendaient ce moment depuis quelque temps : le grand retour du jeune prodige argentin Jonas Kopp. Après une légère pause (le jeune est tout de même très prolifique), M. Kopp frappe un grand coup sur le monde Techno avec un LP sorti chez le célèbre label berlinois Tresor Records.

Depuis sa tournée européenne durant laquelle il a arboré toutes les grandes scènes l’an dernier, Jonas Kopp n’est plus à présenter à quiconque. Pour ceux qui n’en auraient pas encore entendu parler, je vous conseille de vite vous rendre chez votre disquaire ou sur soundcloud découvrir les perles pondues par le jeune argentin.

Après plusieurs EP plus que convaincants sortis sur les étiquettes phares de la Techno européenne (Ostgut Ton, Stroboscopic Artefacts, A.R.T.S …) Jonas s’attaque au LP et signe sa deuxième collaboration avec Tresor, dont la dernière date de l’an dernier avec M83. Sans plus tarder, jetons une oreille aux 12 titres qui composent Beyond The Hypnosis.

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Les mordus de la production de Jonas sauront à quoi s’attendre avec cet LP. La patte argentine est bien là, mais à notre plus grande surprise, le jeune producteur a glissé dans cet album des surprises qui vous cloueront sur place ; cet LP est l’œuvre d’un génie dont on ne peut se lasser. Pour ne pas me répéter et vous mener le plus vite possible vers l’écoute de ce bijou, j’ai décidé de vous présenter ces surprises, qui émerveilleront les férus de l’argentin :

L’EP s’ouvre sur 528 Hz et il porte bien son nom. Track mélodique composée de nappes sonores qui voguent sur un fond de sons électroniques ponctuels, 528 Hz s’apparente au « calme avant la tempête ». C’est doux, bien œuvré et apaisant.

Les surprises s’enchaînent immédiatement : Alpheratz prend le relai. Le second titre commence sur un riff de batterie presque acoustique et te fera languir à l’entrée du clavier caverneux, jusqu’à la tombée du premier kick. S’ensuivent les nappes sonores mélancoliques qui font apparaître pour la première fois de la chaleur dans le monde si sombre de l’argentin. Et ça marche, « la vache », Alpheratz figure déjà parmi les titres qui feront trembler les murs de n’importe quelle discothèque, et en même temps, on a presque envie de l’écouter au casque, sans fin. « Cet LP s’annonce monstrueux, vivement la suite » me suis-je dit.

Après Circe, arrive Green Square, mon coup de cœur. Alors oui, ça n’est pas nécessairement différent de ce que Jonas Kopp nous a présenté par le passé, mais il y a quelque chose qui se passe. Les claviers ténébreux à souhait, qui continuent de décupler tout au long du morceau. Le fond de kicks hargneux qui garde sa sobriété malgré l’éruption de sonorités. Je suis sur le cul et j’ai déjà commandé le double vinyle, sans même écouter la suite.

Neuvième titre, nouvelle pause mélodieuse. Après trois tracks fidèles à la patte Kopp, Sea of Pluton nous offre une pause dont vos tympans ont bien besoin. Légère trêve cependant, parce que la Techno taciturne si chère au jeune producteur reprend de plus belle avec Seven.

Pour ne plus gâcher de surprises, je vous laisse découvrir la merveille. Et vous laisse l’acquérir le plus vite possible :