Vous sentez-vous capable de passer les quarante-deux prochaines minutes à bouffer de la confiture ? Faites-le pour Monsieur. De toute façon, c’est la saison des bourrelets, acceptons-le. Paradoxalement, les ceintures se serrent à l’approche des fêtes, alors subissons tels des esclaves modernes.

Toujours aussi audacieux et certainement très culotté à cette occasion, Johannes Heil enfile ses plus belles chaussettes et nous invite à prendre du recul. En même temps, avec deux balades qui s’enchaînent et n’en finissent pas, quel autre choix avons-nous que de partir à la dérive, dans un module imaginaire au service de la tectonique des songeries ?

SPC Q est donc spéciale. Un hymne à la dub techno structuré avec maestria et bourré d’atouts, une zone de confort assurée pour les aventuriers de l’esprit. La première partie se savoure de manière introspective tandis que la seconde permet de renouer les liens avec notre environnement dans une atmosphère hypnotisante. Habitué de la techno brute et « rentre-dedans », l’allemand nous étonne de par cette release qui sonne comme un joli cadeau de Noël. La classe. À noter qu’elle est déjà disponible en digital et sur galette. Alors, comment vous sentez-vous ?

No bad trip stratum.

Bonne écoute.