INTERVIEW – L’ascension fulgurante du jeune producteur français JAËSS n’est pas passée inaperçue au cours de cette dernière année. Le dernier membre de l’agence POSSESSION a son style bien à lui, la Newtrance, qu’il affectionne tout particulièrement et il semble déterminé à en vivre ! Après de multiples productions divines et une forte présence sur les réseaux sociaux, nous avons décidé de présenter Jaëss différemment, plutôt avec des questions originales à propos de ses goûts, ses loisirs, les styles qu’il affectionne ou encore le BPM idéal selon lui. Découverte en profondeur de cet artiste en quête d’aventure !


Trystan : Salut Jaëss, tout d’abord merci de nous accorder un peu de temps. Je sais que parler de soi n’est pas forcément un exercice facile mais si tu devais te définir en trois mots, lesquels choisirais-tu et pourquoi ?

Jaëss : Salut, avec plaisir ! Merci à toi pour l’invitation.

Pour me décrire en trois mots je dirais déjà « passionné» parce que la musique et moi c’est une histoire d’amour <3.

Ensuite, je dirais « acharné» car ça fait maintenant 10 ans que j’explore la composition, surtout ces dernières années avec la musique électronique. J’y investis la quasi totalité de mon temps, chaque jour.

Pour finir, « imprévisible» car j’aime pouvoir être libre d’emprunter les chemins qui me parlent le plus, m’aventurer dans des projets ou expériences qu’on ne pense pas atteignables, ou même d’une manière générale dans la vie, puisqu’avec moi, tout reste modifiable en un instant ahah.

T : Tu es arrivé dans le circuit il y a peu de temps, un peu plus d’un an c’est ça ? Et tu t’es tout de suite orienté vers la Newtrance. Si tu avais dû absolument choisir un autre style que celui-là, lequel serait-ce et pourquoi ?

J : Oui, disons depuis fin 2019 / début 2020 !
Si je devais mettre de côté la « Newtrance vie« , je pense (d’après mon expérience), j’aurais créé un style basé principalement sur la psytrance mais en beaucoup plus énervé, en le mélangeant aux drums fracassants de la techno !
Ce que je trouve intéressant dans la psytrance c’est qu’il y a beaucoup d’ambiances, des synthés qui peuvent faire planer, tout en racontant une histoire ! Mais dans son état actuel, il manque quand même des sonorités brutes et claquantes qui vont venir résonner au fond de toi.

T : Il parait que tu n’écoutes pas énormément de musique, on va donc te lancer un petit défi. Peux-tu nous citer trois artistes, tout style confondu, et nous dire pourquoi les avoir choisis ?

J : En effet j’écoute vraiment très très peu de musique ahah mais j’ai quand même quelques artistes en tête !

D’abord Muddy Monk sans hésiter ! Toujours très mélodieux, c’est un voyage assuré à chaque fois. Beaucoup de talent, j’aime beaucoup.

Après je peux citer The Horrorist, quand il y a besoin de folie à l’état pur. De la techno et des vocaux bien déchaînés, c’est un bon mélange efficace.

Et pour finir je vais citer deux artistes qui font partie de mes meilleurs potes, avec d’un coté Kaky qui fait une pop urbaine d’un genre carrément nouveau, avec des sonorités bien à lui et des morceaux qui me parlent carrément. Un talent et une motivation que j’adore.

De l’autre, Simony qui a un style alliant rap et musique électronique ! Très novateur aussi et un talent d’écriture que j’admire beaucoup, surtout au vue de la rapidité d’écriture !

Bref deux copains remplis de talent ! Et un excellent trio à côté de ça !

T : Mis à part la production musicale, quels sont tes loisirs ?

J : Pendant assez longtemps, avant de me mettre sérieusement dans la musique, je faisais pas mal de photos !
Après, la musique a commencé à devenir plus sérieux et j’ai préféré me focus complètement là-dessus.
Mais depuis quelques semaines j’ai enfin décidé de reprendre, en essayant de découvrir aussi le monde de la vidéo, qui m’intéresse beaucoup, et qui peut être très utile quand on est artiste ahah.
À côté de ça, je fais tellement de musique que je n’ai pas vraiment de loisir si ce n’est quand je suis avec ma team de potes, ou quand on sort en soirée techno !

T : Tu fais partie de l’agence de booking Possession depuis que tu as retourné le dancefloor en closing l’été dernier, mais si tu devais choisir un collectif autre que Possession, lequel choisirais-tu et pourquoi ?

J : Je ne sais pas vraiment car je marche beaucoup au feeling. C’est tellement primordial pour se constituer une bonne team ! Il faut être en accord parfait avec l’équipe que tu as en face de toi, sinon ça ne pourra pas coller indéfiniment et ce n’est pas vraiment le but.
C’est également pour ça que je suis d’autant plus content d’être avec Possession car on partage beaucoup les mêmes envies, les mêmes manières d’imaginer le monde de la techno, les mêmes motivations, et le même amour pour ce qu’on fait !

T : Tu as déjà réalisé bon nombre de tracks depuis le début de ta carrière de producteur, peux-tu nous dire combien ? Lequel te rend le plus fier ?

J : Je ne vais pas pouvoir dire combien de tracks exactement j’ai composé, car la vie de certains ordinateurs et certains disques dur s’est arrêtée entre temps, mais on doit être largement au millier de tracks ahah.
En ce qui concerne mon track préféré, ce n’est pas facile car je ne sors que des tracks dont je suis fier à 100% ! Si ça n’est pas le cas, le morceau finit en général à la poubelle.

« Ce qui me rend vraiment fier, c’est plutôt de voir ce qu’est devenu le « Jaëss » du tout début et de voir ce que l’aventure devient de jour en jour »

Jaëss, jeune artiste prometteur en quête d’aventure

J’espère vraiment que ça sera l’histoire d’une vie entière, je ferai tout pour que ça le soit.

T : Personnellement je suis un grand fan de hardtechno/schranz, je ne me vexerai pas quoi que tu répondes ahah, que penses-tu de ce style ?

J : J’ai découvert la schranz en 2020 et franchement pas déçu du style ! J’y ai trouvé des choses à en tirer et à greffer sur le mien ! Notamment le côté percussif qui envoie beaucoup d’énergie.
Maintenant si je dois juger le style en lui-même, je trouve qu’il manque d’émotion. C’est sympa à écouter mais ça ne raconte pas grand chose, et ça, j’estime que c’est indispensable pour me faire aimer pleinement.

T : On peut deviner la réponse au vue de tes productions, mais peux-tu quand même nous dire quel est le BPM idéal selon toi ?

J : Le meilleur BPM est…154/155 BPM.
Après évidemment ne mettons pas de côté le début de set entre 151 et 153 BPM et la dernière partie entre 156 et 161 BPM.
Attention c’est aussi précis que de la luxueuse horlogerie !!

T : Tu dois absolument choisir un pays où passer le reste de ta vie, sans pouvoir aller nulle part ailleurs, quel pays choisis-tu ? Pourquoi ?

J : Je ne bouge pas je reste ici ahah !
En France on est quand même bien servi, on a des gens de folies, des soirées de folies et des idées de folies.
Ici c’est aussi un bon pays pour réaliser ses projets et ça reste quand même quelque chose que je ne pourrais pas abandonner !
Également, il y a une beauté indiscutable dans la large diversité culturelle que nous représentons tous ensemble, n’en déplaisent à ceux qui aimeraient ne rester qu’entre eux.
J’ai failli parler de la nourriture française en bonus mais il parait que l’interview est limitée à 20 pages maximum alors je ne vais vraiment pas avoir la place.

T : Dernière question, on retourne dans le thème musical, peux-tu nous révéler quelques-uns de tes projets pour cette année 2021 ?

J : Tout ce que je peux dire c’est que 2021 s’annonce encore être une belle année ! Il va y avoir des projets avec Boiler Room qui vont arriver très vite, avec Possession et avec d’autres orgas !
J’ai aussi en projet de faire du merch’ ! C’est quelque chose qui m’intéresse pas mal, mais j’ai envie de proposer de la qualité et du visuellement beau, alors forcément ça va prendre un petit peu plus de temps.
Et enfin, encore beaucoup de sorties sur ma chaîne et espérons de tout cœur la reprise des soirées à partir du printemps voire cet été ! (Hâte de relire ça en 2022…)


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