INTERVIEW – Honnêtement, si cet EP n’est pas un hymne à la vie qui repart et le soleil qui revient, alors je ne sais pas ce que c’est. À la fois doucement fort, brut mais chaleureux, mélodique et ressourçant, le nouvel opus COLOR003 de TRYM a tous les critères d’un son qu’il faut saigner tout l’été. Tel un coup de baguette, dès qu’on l’écoute nos journées sont embellies. À l’occasion, nous avons échangé quelques mots avec Trym pour en savoir un peu plus sur ce magicien.


FLORA : Salut Trym, comment vas-tu ? Un grand merci pour le temps que tu nous consacres. Tu as sorti le 4 juin dernier ton EP COLOR003, comment s’est passé la production ?

TRYM : Écoutez ça va ! Après plus d’un an d’absence, on voit enfin (du moins je pense) le bout du tunnel, donc ça ne peut qu’aller !
J’ai vraiment hâte de retrouver le public en France et partout en Europe, on a beaucoup de soirée à rattraper aha !
Alors pour COLOR003 ça faisait un petit moment que je n’avais pas sorti un EP (pratiquement 1 an, dernier EP en date : Millenium EP sorti en juin 2020). J’ai donc voulu mettre en place une troisième sortie sur mon label COLOR juste avant l’été. Je voulais vraiment partir sur quelque chose de différent, de frais et de neuf. Un EP sous le signe de la chaleur, de la bonne humeur et de la liberté. Apporter une « good vibes »  juste avant la période estivale mais surtout après 1 an de galères et de problèmes. Je voulais vraiment m’évader sur cet EP et proposer un résultat très joyeux, rêveur et coloré.

F : Trois morceaux du même titre mais aux remix différents composent cet EP, comment t’es venue l’idée / l’inspiration ?

T : Je voulais cette touche d’« originalité » que j’essaye d’apporter sur chacune de mes nouvelles releases. Pouvoir proposer un contenu exclusif et nouveau aux auditeurs. Du coup, pour cette sortie là, j’ai vraiment voulu me focaliser sur ce schéma : 1 track, 3 différentes constructions. Montrer que je pouvais tourner le track de différentes façons, je me suis vraiment amusé et fait de mon mieux pour cet EP COLOR003. 

F : Peux-tu nous parler de ton parcours musical, nous retracer un peu ton chemin jusqu’ici ?

T : Alors pour faire simple, j’ai acheté ma première platine à 18 ans (DDJ-SB), j’ai ensuite enchaîné sur une école de DJ à Paris (Dj Network) pour une formation de 10 mois. Ensuite j’ai commencé à mixer dans des bars, à des soirées étudiantes ou bien même à des mariages. Finalement j’ai poursuivi dans la musique électronique et plus précisément la Techno. J’y ai vraiment trouvé ma place et c’est là où je m’exprime librement depuis bientôt 4 ans

F : Tu es également fondateur du label COLOR, quels sont tes envies, projets avec ce label ?

T : À travers ce label COLOR, j’ai l’ambition de construire une ligne directrice forte et ainsi pouvoir transmettre les valeurs que je porte à la musique à savoir : l’amour, la passion, beaucoup de couleurs, une tonne de mélodies et de la vitesse. Pour le moment j’ai uniquement sortie des EP de mes productions, j’aimerais bien à l’avenir pousser les nouveaux producteurs sur le devant de la scène et leur offrir une chance de s’exprimer à travers un EP sur mon label COLORJ’ai déjà 2/3 coup de cœurs dans le viseur avec qui j’ai envie de travailler. 

F : As-tu d’autres passions à côté de la musique ?

T : J’aime beaucoup la mode. J’essaye de m’y intéresser dès que j’ai un peu le temps, j’aimerai beaucoup créer ma propre marque si l’avenir me le permet aha !

F : Tu préfères mixer ou produire ?

T : Je préfère mixer. Personnellement c’est derrière les platines que je m’épanouis le mieux.

F : Qu’est-ce que tu souhaites transmettre à travers ta musique ?

T : Mes émotions, mes états d’âme, mes victoires, mes défaites. C’est comme un journal intime ouvert et disponible aux yeux de tous. J’essaye de partager et de retransmettre tout ce que je ressens dans ma musique. 

F : Tu as eu la chance de te produire à divers endroits en Europe, quel a été ton plus beau souvenir derrière les platines ?

T : J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce souvenir à plusieurs reprises mais ma première Possession à Paris pour Boiler Room. Un hangar de 7.000 personnes. Ça restera à jamais gravé dans ma mémoire, c’était juste incroyable

F : Une anecdote amusante à nous raconter que tu as vécu en tant que DJ ?

T : Une fois au Griessmuehle à Berlin, quelques minutes après avoir démarré mon set, la table de mixage a lâché en plein drop ahaha !
Je pense que j’y suis allé trop fort sur les BPM.

F : Ton son du moment ?

T : August Tange – Closed Eyes


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