En mai dernier, Karl O’Connor (Aka Regis), Juan Mendez (Aka Silent Servant) et James Ruskin lançaient Jealous God, un nouveau label, et surtout un nouveau projet musical avec comme leitmotiv :
« Question the here and now » (S’interroger sur l’ici et maintenant), ils précisent ; « Intended for the mutants of our age » (Destiné aux mutants de notre époque).

Avec une telle description, ça sentait l’ovni assuré, alors même avec un mois de retard, Delighted vous fait son compte rendu. Le premier EP, Sicario De Dios (Dieu tueur à gage) était signé Silent Servant. Le second, c’est James Ruskin qui s’en charge avec six tracks (trois tracks et trois interludes) signant un EP ésotérique chargé de spiritualité.

Into a circle signe le début de l’EP, avec une techno plutôt classique, dans le sens où finalement, cette track est une copie conforme de son remix de Marcel Dettmann – Corebox, jugez par vous-même.
(Dans la preview, vous pourrez l’entendre dans les dernières secondes)


(Quand je dis copie conforme, c’est que les loop se ressemblent cruellement)

Après cette légère déception et le sentiment d’avoir été pris pour un con pendant six minutes, les deux autres tracks, The Nature Or Our Hurting et What Falls To The Ground changent complètement la donne. On trouve ici ce que l’on attendait du label Jealous God ; un parti pris. Deux tracks à la limite du blasphème, et une bande originale toute trouvée pour un remake SF du Nom de la Rose.

On a cependant gardé le meilleur pour la fin, les interludes, de Excerpt 1 à Excerpt 3, James Ruskin se confesse, composant un premier extrait qui aurait clairement dû durer six minutes, un second extrait qui fait office de repentance et enfin le dernier, l’absolution, la plénitude.

Finalement ce qui ressort de Jealous God 02, mise à part la qualité de la composition, c’est sa différence. Dans un paysage musical où l’industrie étouffe la création, c’est ce genre d’actes militants qui maintient la techno au rang de musique libertaire.