INTERVIEW – Premier morceau produit avec son frère, Zig Zag est le nouveau single qui marque un nouveau chapitre dans la carrière de NTO. “Deux mélodies qui se répondent, se croisent et s’éloignent en ne perdant jamais l’harmonie qui les unit”, à travers ce son, l’artiste explore son côté deep. Basses profondes et harmonies lysergiques, il filtre ses mélodies pour mieux les faire jaillir, éclatantes, comme on sortirait de l’eau après avoir touché le fond. 
Pour cette occasion, nous sommes allés à sa rencontre.


Tout d’abord, merci à toi de prendre le temps de nous répondre.

FLORA : Je me suis toujours demandée ce que signifiait ton nom NTO, comment tu l’avais trouvé ?

NTO : C’est ultra simple, je m’appelle Anthony, tous mes potes m’appellent Antho, à la marseillaise ça fait NTO. Voilà c’est pas plus compliqué ! Je me suis appelé comme ça un peu sans réfléchir quand j’ai mis mes premiers tracks en ligne à l’époque et j’ai jamais changé depuis.

F : Quel(le)s artistes écoutais-tu avant de te mettre à produire ? 

NTO : Les producteurs électros qui m’ont vraiment donné envie de produire c’était des noms comme James Holden, Stephan Bodzin, Paul K, Gui boratto, Extrawelt, Modeselektor, Trentemoller
Je suivais à fond les labels Border community, Poker flat, Kompakt, Bpitch… Ça a vraiment été une révélation pour moi. Sinon avant ça j’écoutais vraiment de tout, du rocks des 70’s, du rap, de la soul, du jazz du classique etc..

F : Peux-tu te décrire avec un son / une musique ?

NTO : Haha franchement c’est impossible ! Mais bon si je devais citer un titre que j’ai produis qui me ressemble le plus ça serait La clé des champs je crois… (ou Charlie).

https://www.youtube.com/watch?v=qd_8mm906GA

F : Quelles ont été tes meilleures expériences depuis que tu es artiste ?

NTO : Franchement tout est tellement fou dans ce métier que c’est dur de «classer» les expériences entre elles. J’ai plein de souvenirs géniaux, des scènes incroyables. Je pense par exemple aussi bien à d’énormes scènes comme Osheaga, Dour festival ou les Vieilles Charrues, qu’à des clubs de petite taille bourrés d’énergie ! C’est presque unique à chaque fois c’est ça qui est génial.

F : Tu as produit Zig Zag avec ton frère, est-ce la première fois que vous produisez un son ensemble ?

NTO : Oui ! Lui, à la base c’est un scientifique mais c’est un gros mélomane qui y est pour beaucoup dans ma culture musicale.
On parlait d’un morceau de classique, fantaisie impromptue de Chopin qui nous fascine depuis longtemps et qu’il joue (enfin qu’il essaie de jouer plutôt parce qu’il est extrêmement coriace haha). On discutait d’essayer de créer des lignes mélodiques, basées sur un motif mathématique qui s’appelle le modèle de Moiré (ça c’est juste pour me la péter). Fantaisie impromptue a des passages qui sont basés sur cette polyrythmie. Du coup on s’est dit un peu comme un défi que ça serait marrant d’essayer de créer deux mélodies sur ce concept là. Le track est né de là.


Comme il était avec moi quand je commençais à créer le truc, il s’est retrouvé pris dans le processus et il était super chaud de me voir bosser le morceau ! Ça faisait longtemps qu’on en parlait en plus et c’était jamais arrivé c’était terrible comme expérience ! Moi je me suis éclaté à le produire et c’était trop cool de le faire rentrer dans mon monde le temps d’un morceau…


Il y a 2 mélodies croisées, une grave très cyclique, et une aiguë beaucoup plus versatile. Tout au long du morceau, elles s’entrechoquent, s’éloignent mais elles finissent toujours par se retrouver.

F : Y a-t-il un message que vous souhaitez transmettre au travers de ce single ?

NTO : « Zig » et « Zag » peuvent être les deux frères en question. Le titre c’est notre histoire commune avec mon frère, entre rendez-vous manqués et retrouvailles, à l’image de ces deux mélodies qui, bien que décalées, ne perdent jamais leur harmonie.
Ça c’est un peu notre message perso à mon frère et à moi on va dire. Après j’aime toujours l’idée que dans les tracks, chacun trouve sa propre interprétation

F : Comment décris-tu l’évolution de ton style musical ?

NTO : C’est dur à dire, je me pose pas trop la question. Je pense qu’il évolue de morceau en morceau mais qu’il reste fidèle à son ADN. J’essaie à chaque fois de «raconter» quelque chose, beaucoup au travers des mélodies. J’aime le coté progressif qui permet justement d’exprimer plusieurs émotions différentes au fil d’un morceau, de poser des «moments» distincts dans un même track. Le truc qui évolue pas mal par contre c’est plus la façon dont le message est « emballé », le groove, l’habillage et les atmosphères.

F :  Si tu pouvais organiser un festival, budget illimité et sans covid-19, que ferais-tu ?

NTO : Si on pouvait en plus faire jouer des chanteurs morts et des groupes séparés, il y aurait The Doors, Django Reinhardt, Al Green, Pink Floyd, Deep Purple, Georges Brassens, Nina Simone, Serge Gainsbourg, Jimmy Hendrix… Tant qu’à rêver autant y aller à fond !


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