Fatih Tuter est un architecte naval qui dort à Istanbul. Il est également un musicien féru qui vit pour la vie. Guitare et piano sont ses instruments de prédilection au lycée, le hard rock est sa première expérience de scène. À l’âge de raison, il découvre la musique électronique et la technologie MIDI. C’est cette dernière et les synthétiseurs qui lui apportent la chaleur recherchée. Rapidement, l’artiste se dirige vers les sonorités ambiantes et le rythme techno, notamment grâce à l’album Königsforst de Wolfgang Voigt. « C’était comme dans un étrange voyage vers une autre planète. » Puis, avec le talent arrive tôt ou tard la reconnaissance. C’est ainsi qu’il réussi à se faire un petit nom au sein de la scène dub techno et à sortir ses premiers maxis dès 2008. Sans rentrer dans le détail, son parcours musical est plutôt tranquille, Fatih s’amuse et crée deux blazes : Dubatech et Cold Form. Les complications interviennent quand il n’arrive pas à décrire son identité artistique. Musicalement, il estime que son entourage l’interprète et la comprend mieux que lui. Émotionnellement, c’est juste un reflet de son âme. Oui c’est bateau, j’en suis conscient. Mais c’est vrai, ce qui compte alors.

À titre d’information, les morceaux de cet album ont été composés il y a plus de deux ans. Pour vous donner une vision globale, ils sont le mélange de sonorités sombres et lumineuses. Des pads filtrés pour la quiétude, des accords retentissants et des mélodies voluptueuses pour la jovialité. N’oublions pas la constante, le rythme techno 4/4 pour la tempérance.

La grande évasion. Voilà une représentation adéquate de Distance. Le contenu de cet échappatoire est une collection de sept (et une qui font huit) tracks aux titres inspirés. Comme à l’époque, on peut se la procurer au format CD via Sublime Porte, parce que l’album est une nouvelle expérience à poser sur l’étagère des bonnes. Autrement, en digital à partir du 7 octobre.

Il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une bonne écoute en turc. Iyi dinleme !