NEW RELEASE- Il y a un an, on prenait un café avec une partie de la team Vernacular Records pour nous présenter leur première tape mais surtout pour nous parler de leur philosophie. Les sept bonhommes, au gouvernail de leur nef électronique, décidaient de se lancer dans l’aventure « label » et naissait alors l’éponyme maison de disque.


Au delà de partager leurs lives à 14 mains, ils allaient aussi passer la main à d’autres – amis, découvertes, crushs, etc.- donnant alors trois vinyles et quatre sorties digitales. Les compilations ouvertes à tous et les vinyles partant sur un principe tout à fait cohérent avec leurs idées : leur musique et un remixeur de leur choixet quel choix !

Ils reviennent donc avec un troisième disque, Canyon 211, remixé d’une main de maître par un des artistes les plus excitants du moment OCB aka Driss Benis, boss du label Casa Voyager !

On commence – dans Bay Seven – tout doucement avec le ronronnement d’une basse très solide, terreuse, terrible aussi, on est dans le fond de ce rift, creusé par la machine-main de l’homme. Au fin fond de ce canyon, à la moitié du morceau, une sorte de râle tout en réverbération vient allonger le morceau d’un peu plus d’âme, on respire un peu plus.

Le résultat sur skeud mais aussi en digital ICI !

D’un coup, au loin on entend un break, on s’approche alors pour y découvrir un morceau – Canyon 211 – tout en élégance et en accidents. La piste n’est pas bien tracée, on se perd, les différents synthés créent une sorte de méandres aux angles aigus. Le morceau regorge de petites rythmiques, de part et d’autres vont et viennent extraits de breaks et charleys. Canyon est multiple et on s’y plait. Puis, c’est devant une danse tribale aux sonorités robotiques que l’on s’arrête. Une sorte de R2-D2 dézingué lancé à toute berzingue dans une sorte de rite chamanique ou dans une danse à une chaleureuse soirée de la Station, qui sait (?). L’ensemble est envoûtant et Vernacular Orchestra trouve trouve le moyen de caler un belle basse qui vient nous envelopper et nous faire chavirer.

Enfin, OCB vient reprendre le Canyon 211, avec toute sa malice et l’allégresse de ses beats. On y retrouve des thèmes que l’on connaissait déjà chez lui mais transposé dans l’univers du crew au 14 mains. Un régal.

Les Quatorze Mains