Le poids de la connaissance peut prendre des allures intouchables de techno redoutable en compagnie du professeur Adrian Sandovel. Depuis deux décennies qu’il travaille avec le pseudonyme Developer, cet américain originaire de la ville des lumières sait bien qu’amour et passion ne logent pas dans une dimension de temps. Il semble être une personne organisée, sa trêve hivernale en tant que DJ lui permet de gérer les releases de son label Modularz et celles qui portent son nom, de planifier l’année à venir et sans aucun doute, de combler quelques nuits en beatmaking.

Le sujet :

D’entrée, l’artiste assassine nos démons en les invoquant sur la bien plate Cuerpo, monotonie évidemment intentionnelle. Sa fonction meublante rappelle qu’un bon set à besoin de bons interludes. On stagne dans la linéarité avec Western Ways (3e extrait ci-dessus), au rôle différent puisqu’il s’agit là d’ouvrir les bras avec la sensation de pouvoir traverser les océans. Techno Moïse !

L’un remixait l’autre il y a quelques mois, Juan Pablo Pfirter qu’est l’autre nous régale en développant un vent de basses imparfait derrière une déferlante de kicks, association symbole de panacée. Il rappelle ici l’importance des détails et ajoutant une (et une seule) belle petite note de clavier qu’il s’amuse à faire traîner par instants. « Tits, Techno & Tempêtes »

En bon patron, M. Mulero est de la partie. Il ajoute ses trois grains de sel en remixant les deux morceaux de Developer… sans grande valeur ajoutée à mes yeux. Je pardonne son zèle, l’Oscar est tout de même l’auteur de quelques récents bons sons.

Le bonus pour finir ; un tout récent podcast pour Invite. Developer y met les formes, il est en forme :

Bonne écoute.