Jordan Hodgetts a fait un peu de chemin depuis que nous avions jeté un premier coup d’œil sur ses productions.
Initialement protégé de Len Faki (rappelez vous juste ici), le mancunien a fait du chemin, et présente aujourd’hui la première release de son propre label.
Son nom est ancré avec le domaine de la religion, c’est sans grande surprise (mais une sacrée intelligence) qu’il a nommé son écurie Clergy.
De la religion à la techno, il n’y a peut être qu’un pas (débat dans lequel nous ne rentrerons pas), mais en tout cas, je trouve que la trouvaille a le mérite d’être signalée.

Au sein de son clergé, son nouveau né s’appelle Codes of Chaos… ou comment retourner un stage en quatre étapes.

Blitz en ouverture, « éclair » en allemand, surprend par sa force de frappe.
Le rythme imprimé est saccadé, et nous plonge dans un univers pulsé, électrique. Rajoutez-y quelques nappes qui viennent apporter un voile de mystère en sourdine, et le premier chapitre du chaos est ainsi posé.

Restore sonne comme une douce accalmie… de quelques secondes.
Cleric nous rappelle à l’ordre à grands coups de 909. C’est en modulant les différentes lignes de son qu’il emprunte la voix transe techno.
Restore, ou le track qui nous appelle au rassemblement.

Une fois l’assemblée réunie, c’est parti pour Distant Cry, qui redynamise tout le monde avec une rythmique bien plus haletante.
On courbera l’échine sous les quelques basses avec plaisir, et on se délectera des touches de synthés qu’on pourrait, pour rester dans le lexique du clergé, sonner comme un orgue…
Malgré ces deux maigres minutes pour se faire une impression, Distant Cry est très probablement mon track préféré de l’EP

Le dernier track de l’EP, 1514695B (un nom bien étrange), vient clôturer l’EP, en nous accordant un peu de répit.
Ambient, détente, avec une ligne de basses ardue mais pas violente, et des drums qui viennent ponctuer sans violenter, 1514695B pourrait être une belle pépite, qui viendrait conclure un EP rondement mené.