INTERVIEW – Ça y est ! 6 ans après sa dernière sortie, il est temps pour JOHN LORD FONDA de signer son grand retour avec un EP composé de trois solides morceaux, disponible sur A-TRACTION RECORDS depuis le 16 octobre. Le producteur originaire de Nancy nous offre un large panorama sur sa carrière. Apprenez en plus au sujet de cet artiste aux multiples facettes !


Trystan : Salut John, tout d’abord merci d’avoir accepté de nous livrer quelques mots au sujet de ton come-back. Avant de commencer, peux-tu nous rappeler l’artiste que tu es et ton parcours ?

John Lord Fonda : Salut ! Pour faire simple, je m’appelle Cyril Thévenard et je suis musicien depuis pas mal d’années, j’officie principalement sous le nom de John Lord Fonda et ce, depuis 2003. Je compose et produis de la musique électronique, surtout de la techno, même si j’ai fait quelques morceaux inspirés des années 80 par le passé et d’autres sons plus electronica. Concernant mes productions, j’ai sorti un premier album en 2005, DeBaSer, sur Citizen Records, le label de Vitalic. J’ai, en parallèle, tourné en Europe. J’ai ensuite sorti un 2ème album, SuperSonic en 2011. J’ai ensuite produit des maxis sur d’autres labels. Les dates qui ont suivi ont été pour certaines la raison de mon arrêt momentané. Si j’ai effectivement arrêté de tourner et de sortir ma musique, je n’ai en revanche jamais arrêté de produire en studio.

T : Peux-tu nous décrire ton univers musical en quelques mots ?

JLF : Ouais ! Je fais essentiellement de la musique électronique, parfois inspirée du classique, du rock, souvent des années 80 et de la techno des années 90. J’aime bien l’ambient, les choses breakées, et d’une façon générale ce que produisent les anglais. La rave reste un moteur dans ma musique même si je n’ai jamais été organisateur ou un activiste acharné. Mon son est très techno, et dark, mais toujours dancefloor et souvent mélodique. On m’a souvent reproché d’être efficace, je trouve que la musique d’un EP jouée par les DJ’s se doit de l’être. Après, il ne faut pas tomber dans l’excès inverse à faire de la musique « bêbête », uniquement destinée aux DJ’s, sans valeur musicale. En soirée, je ne propose que des lives ou des sets hybrides avec quelques morceaux qui ne sont pas de moi. En revanche, je ne suis pas DJ, même si cela pourrait faire de moi un musicien encore plus complet.

T : Tu as plusieurs visages, quels sont tes autres alias, sans doute encore inconnus du grand public ?

JLF : J’ai d’autres alias, la plupart endormis comme Hermetic Unity ou Metallizer. Ce sont des projets à caractère unique, par exemple, le second a été déployé uniquement dans le cadre d’un remix que j’ai fait pour Morbid Angel, un groupe de death metal.

T : Vrai musicien dans l’âme mais pas seulement, peux-tu nous révéler ce que tu fais à côté de ta vie artistique ?

JLF : J’ai toujours mis un point d’honneur à avoir une sorte de double vie professionnelle. C’est un choix, j’ai quand même vécu de la musique pendant 5 ans mais je trouvais que je ne servais à rien. Mon cerveau a besoin des deux, c’est une nourriture indispensable pour mon équilibre personnel. Donc je suis musicien et à côté je suis prof’, d’abord en physique puis aujourd’hui en maths, la plus belle des matières. Elle ouvre des chakras quand on en comprend les subtilités. C’est un peu comme la musique, ça reste assez abstrait mais ce n’est pas artistique, c’est très cartésien, et moi, j’aime bien les deux. Certains diront que j’ai manqué de « couilles », d’autres que j’ai été prévoyant, j’estime pour ma part avoir fait un très bon choix de vivre comme ça, surtout au regard de la situation sanitaire actuelle.

T : Tu as commencé à produire de la musique électronique en 1995 et en 2009 tu t’attaques à Vitalic avec un remix de Disco Terminateur, est-ce que tu peux nous raconter son histoire ? Quelles sont tes plus grandes fiertés ?

JLF : J’ai commencé par produire dans les années 90, mais pas longtemps, quelques maxis ou remix. En fait, j’ai recommencé à faire du son, de façon plus sérieuse, avec So Far Away, et ma cover de Personal Jesus sur DeBaSer. J’ai été surpris par l’engouement sur cette version, voilà une fierté, de m’être attaqué à un morceau difficile et d’en avoir produit un truc « couillu », en dehors de ce que les gens attendaient.

Même chose pour le remix de Vitalic, c’est lui qui me l’a demandé. Je crois que c’est le premier remix qu’on ait fait d’un de ses tracks, j’ai pris son public à contre-pied, c’est très trancey, à l’opposé de ce que je produisais d’habitude. Il me plait bien.

T : Quelques années après ta dernière production, tu reviens sur le devant de la scène. Pourquoi avoir coupé les ponts avec la techno depuis tout ce temps ?

JLF : Comme le je disais un peu avant, j’ai zappé car j’avais besoin de me ressourcer dans une autre activité, j’ai pensé que c’était le moment, je ne sais pas ce qu’il serait advenu si j’avais continué… Mais je n’ai pas complètement coupé les ponts, déjà je n’ai arrêté que 6 ans, ma dernière production date de 2014 ! J’ai écouté des trucs, aimé des artistes, moins suivi d’autres, j’ai découvert plein de choses et surtout, je n’ai jamais arrêté de produire, même si de toute façon, parce que j’ai un boulot, je n’ai pas fait de musique tous les jours. Vu que je travaille en longues sessions, je reste actif, mais pas continuellement. Même au moment où je tournais beaucoup, je faisais déjà comme cela.

T : John, que nous prépares-tu pour ton grand retour cette année ?

JLF : Et bien déjà un 3 titres chez A-Traction Records, puis un autre morceau à venir, Chaconne, figurant sur une compilation du même label, que j’ai produit avec Veronika Nikolic. D’autres choses aussi, potentiellement plus grosses vont arriver, mais n’étant pas certain de la forme finale, je n’en parle pas encore. Je projette aussi de bosser sur un album plus electronica/ambient, j’ai quelques pistes de travail, mais pas grand chose non plus d’amorcé.

T : Ton nouvel EP vient de sortir sur A-Traction Records, Titanium, composé de trois tracks. Qu’attends-tu de cette release ?

JLF : Déjà de me remettre en selle, on a pas mal de feedbacks, et ça fait une jolie release sur le label de Marc Ayats. Ça faisait déjà un moment qu’il voulait me sortir un EP, c’est chose faite. Ça me fait plaisir de voir que des gens s’intéressent encore à ma musique, car beaucoup de mes fans attendaient sans trop y croire. Rien que pour cela, cet EP est salutaire. Une version vinyle sera proposée à la vente sur Diggers Factory (lien ici). Marc a sélectionné un autre track, Voices from the Dark, qui ne figure pas sur l’EP, je ne sais pas sous quelle forme il sortira mais il sortira.

T : Le mot de la fin ?

John Lord Fonda, ce n’est pas fini !


Suivre John Lord Fonda sur Facebook, Spotify et SoundCloud.

Suivre A-Traction Records sur Facebook, Instagram et SoundCloud

Acheter l’EP sur Beatport et le vinyle sur Diggers Factory