INTERVIEW – Omar, 21 ans, Paris. C’est sous son allias Assumption qu’il remet au goût du jour la mental techno, aujourd’hui oubliée à côté de sa comparse l’industrial techno. Une interview nous permet de mieux saisir le personnage.


Ruben : Depuis combien de temps vous vous connaissez, la techno et toi ?

Je dirai à peu près 5 ans que la musique électronique fait partie de mon univers musical, plus particulièrement la techno. Je produis depuis un peu moins d’un an.

Omar : Quand on écoute tes premières productions, tu ne t’inscris pas dans la veine de la techno d’aujourd’hui. Qu’est-ce qui t’inspire ?

C’est la techno mentale, spirale, envoutante qui m’attire. J’ai toujours été fasciné par cet atmosphère créé par les DJs des années 2000-2010 (Oscar Mulero, James Ruskin, Inigo Kenedy).

Cette envie de transmettre cette culture musicale, cette techno hypnotique – c’est ce qui m’a donné envie de me lancer dans la production. A Paris, on trouve de moins en moins de soirées de ce genre. C’est un style qui a toujours sa place, qui doit continuer de vivre.

Et si l’on devait être plus précis encore, une idée de la première fois que tu as entendu de la techno ?

Je crois bien que c’était juste avant la Weather Winter de 2015, avec Reverberation.

Fun fact, c’était l’une des premières soirées de votre rédacteur. J’ai aussi découvert la techno avec sa branche mentale. C’était un morceau d’Endlec qui m’avait accroché au genre jusqu’à aujourd’hui.

Tu m’as souvent parlé de DVS1 – comment est-ce que tu l’as connu ?

La techno de DVS1, c’est exactement ce vers quoi j’aspire. Envoûtante, hypnotique, magnétique. Il faut l’entendre pour le croire. A chaque fois que je le vois, c’est un pur plaisir. Sa technique de mix est brillante. Au festival 7001 à Berlin, il m’a mis à terre pendant 4h de set, c’était quelque chose.

J’admire DVS1 pour son innovation et son regard sur la musique. Des sets qui t’enfoncent dans une spirale infinie, c’est sa spécialité (rire).

Si tu admires DVS1 pour sa technique de mix, tu as un autre modèle pour la production ?

Rene Wise m’inspire beaucoup au niveau de la production. Ses tracks sont calibrées à la perfection. Ce côté groovy et entrainant me captive complètement. « Primal Fever » résume tout, ce mec c’est la petite pépite du moment je pense qu’il va aller très loin.

On a envie d’en entendre plus ! Donne nous ta pépite du moment, et la track que tu aurais aimé produire.

Une pépite, presque un secret weapon…prenez-en soin.

Et Lost Moment de Developer est définitivement la track que j’aurai aimée produire.


Crédit photo: Emma Aubert