– THROWBACK – Ce mois-ci se tiendra à Detroit le Movement Festival. À cette occasion, nous avons souhaité revisiter un classique issu de cette ville mythique: The Final Frontier par Underground Resistance, of course.

Ce que Detroit fait de mieux

Faut-il encore présenter le label et collectif créé en 1989 par Jeff Mills, Mike Banks (AKA Mas Mike), Robert Hood et Darwin Hall (AKA D-Ha)? Figurant parmi les légendes et pionniers du genre techno, le groupe a su forger l’image de Detroit et lui donner ses lettres de noblesse. C’est en fonctionnant en autarcie, loin des médias et en revendiquant l’anonymat que Underground Resistance s’est forgé un nom, désormais connu de tous. Aujourd’hui encore, ses membres sont respectés par tous les aficionados de musique électronique mais pas que, comme la légion d’honneur récemment remise à Jeff Mills le prouve.

jellmills légion

Released in 1991

C’est en effet à l’aube des années 90 que l’EP The Final Frontier sort. Composé de trois tracks, il conquit immédiatement ceux qui ont la chance de mettre la main dessus. Le track le plus marquant reste sans doute The Final Frontier. Avec son tempo rapide et ses sonorités acides, le track fait danser. Mais c’est probablement pour son aspect nostalgique qu’il marque les esprits – du moins à la rédaction. Rien de honteux à se sentir très ému à mesure que les secondes passent et que la rythmique se définit.

Changement de décor

Il est vrai que les plus pointilleux pointeront du doigt une légère incohérence entre les tracks The Final Frontier, Entering Quandrant 5 et Base Camp Alpha 808. Mais qu’importe après tout. Le but d’Underground Resistance n’a jamais été de faire dans la cohérence… ni dans la dentelle. Leur force réside justement dans leur volonté perpétuelle de creuser plus loin, repousser les limites d’un genre qu’ils ont d’ailleurs façonné. Alors oui, s’il y a bien un collectif qui peut se le permettre, c’est eux.