Après avoir chauffé le Rex en février pour sa réouverture, après avoir enchanté le monde via un duo avec l’orchestre national d’Île de France, il est de retour…

De qui parle t on?

De l’un des papes de la techno US made in Detroit, d’un gourou pour certains d’entre nous. Oui, Jeff Mills, aka « the Wizzard », passait à Paris (et plus précisément à la Machine) pour célébrer les 20 ans de son label Axis Records, et par la même occasion nous ensorceler..

Alors, face à un DJ qui a pour habitude de jouer avec 3 platines, chez Delighted, on vous sort un report à 4 mains!

 

Jeudi

 

Malgré des programmations alléchantes réparties sur la même soirée, la case du vendredi est belle et bien cochée en rouge sur les agendas…

 

Oh, surprise, Jeff Mills, via sa page, nous laisse entrevoir l’angle que prendra la soirée…. via 2 citations, et quelques photos

 

« This night will be like no other, so be prepare to take part in an adventure that surpasses the normal form of « party » or « club night ». Open your mind so that your body will follow »

« For the future aspects of the concept, he will create a new sound of music for this special occasion, a 6 – hour visual and musical journey. »

 

 

Les fidèles que nous sommes sont donc prévenus… La soirée risque de valoir le détour.

 

 

Vendredi 

 

Nous y sommes!

Les coeurs battent, l’après midi, qui sonne comme un sprint avant la guerre, semble interminable

Et pour attiser un peu plus nos esprits, la soirée est annoncée « sold out »! Autant dire que cette soirée, sous le signe de la Time Machine (soit machine à remonter dans le temps pour nos amis non-anglophones)

 

 

0h30

 

Nous pénétrons dans la Machine, les choses sérieuses vont commencer. On tourne la tête, on admire le paysage qui s’offre à nous.

Petit avertissement placardé sur tous les murs de la Machine… Est ce suffisant pour 2 Delighters désirant vous raconter cette épopée? Bien sûr que non!

 

 

L’assemblée est là, prête à être ensorcelée par Jeff Mills, qui tout doucement, se chauffe sur ses platines…. Vêtu de la tête aux pieds en blanc, tel est un scientifique. Attention, tenez vous en pour dit, le show va être géré d’une main de maître!

Et c’est parti pour 6 (ou plutôt pas loin de 7) heures de mix!

 

Et le début s’annonce amusant… Un exemple? Un remix made in Mills de « Sex Machine » de James Brown… Classique, efficace, surprenant.. La foule se prend au jeu et se déhanche…

 

 

 

1h30

 

La température de la Machine a du monter d’une quarantaine de degrés, si on regarde les visages de certains… En tout cas, il fait bon, il fait chaud (non, ça ne sent pas le sable chaud), et Jeff nous lance son gimmick de la soirée, présent pour réveiller la foule, et l’alerter que nous allons rentrer dans le vif du sujet…

 

 

 

Et c’est parti… Detroit est à Paris, Detroit est à la Machine, et autant vous dire que ça déménage comme il se doit, la preuve en images

 

 

 

3heures

 

Ah, nouveau gimmick de Jeff qui nous annonce donc le sprint final.

(pour la note, … NON, ceci n’a rien à voir avec « Pirates des Caraïbes », comme on a pu l’entendre au cours de la soirée)

L’hypnose est totale, les esprits sont ouverts, comme Mills le voulait. Et comme il l’avait dit, les corps bougent d’eux mêmes..

Mills nous contemple, avec en toile de fond sa spirale hypnotique, qui nous plonge dans le bleu, le rouge, l’orangé… Il est là, droit comme un I, à maltraiter ses platines, qui nous sortent un son tout droit sorti dans son imaginaire.

Que c’est bon, quelle présence !

 

 

6heures

 

Jeff s’arrête…. quoi? il s’arrête?

Que nenni, la salle scande, la salle hurle, la salle a besoin du sorcier!

Une attente de plusieurs minutes, qui pour nous dure comme plusieurs heures… Et, soudain, alors que déjà des personnes nous quittent (malheureux, si vous saviez!) toujours vêtu de blanc, il revient… pour nous terminer les tympans (et mettre un point d’honneur à faire de nos corps ses pantins!)

 

6heures 30

 

Les mains du sorcier se retirent de ses platines… La Machine est encore pleine, l’assemblée est conquise.

Félicitations de rigueur, et en choeur, pour ces 6h de mix qui auront nous hypnotiser, nous transporter loin (voire même parfois très loin), et pour un show qui restera comme un des plus beaux qu’on aura pu voir dans la Machine.

 

Bref, au travers de cette soirée, on aura eu l’occasion de voir Jeff Mills et la musique électronique dans son intégralité, du passé comme au futur,… Un voyage dans le temps plus qu’unique, en tout point.

 

Bravo, bravo, Mr Le Wizzard!

 

 

Comment conclure cette belle soirée?

En évoquant des anecdotes (et oui, nous faisons partie de ces gens qui n’ont découvert le photomaton de la Machine que ce week end), des rencontres de sacrés phénomènes, de l’avénement d’un pape de la techno qui tient son rang, ou encore en vous disant à très bientôt pour une prochaine soirée qui se devra au moins aussi magique que celle ci !