Techno Thomas P heckmann

Published on mars 11th, 2019 | by Ruben Hassid

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Thomas P. Heckmann : L’allemand aux milles alias

8-Bit Science / Acid Pin-Ups / Age / Bossk / Death / Demand / Drax / Electro Nation / Exit 100 / Knarz / Knusperhouse Unit 1 / Metric System / Parrot Torture / Silent Breed / Skydiver / Spectral Emotions / Spin / Stromklang / SYD / T. Tomato / The Freeek / The Stoner / Timelock / Trope / Welt In Scherben…


Thomas Peter Heckmann est un drôle d’animal de la scène électronique. Il faudrait une encyclopédie pour compiler nombre de ses allias : c’est un explorateur, touchant à chaque parcelle de sous-genre que propose la musique techno.

Mais il est un style où il est considéré roi, depuis un album qui détient le même nom : Electronic Body music, sorti sur le label Wavescape dont il est fondateur. En 2006, plus de vingt-cinq ans après son premier album, Heckmann est une pointure, c’est alors qu’il décide de rendre hommage à la scène frivole de l’EBM.

heckmann une

 

 

Thomas jouant au petit fou avec ses modulars

 

 

 

L’EBM ne vient pas de son génie ; c’est au début des années ‘80 que nos amis Belges et Allemands produisent une musique électronique d’un nouveau genre. Sonorités industrielles et synth-punk (rock des 70’s en Australie) se mêlent à la naissance du disco et de la dance music.

« Mais qu’est-ce que c’est ? » Prenez ce bon vieux beat 4×4 de la techno, ajoutez-y une voix distordue, des cris et grognements sous les effets d’une réverbération ou d’un écho, avec une ligne de basse séquencée à l’infinie. S’ajoutent des bruits métalliques, de machines, de sirènes pour créer une ambiance « Je sors de l’usine mais je joue avec mes outils ». Les synthétiseurs sont rois, nous transportant dans l’univers des soirées Eightees. En voilà un extrait:

Quatorze tracks, c’est ce que demande l’allemand pour fonder les bases d’une techno portée sur les sonorités industrielles post-punk de l’EBM, façon 2006. La recette est simple : le 4×4 de la techno brute et enivrante, mais surtout une mélodie lancinante donnée par un synthé métallique à des allures d’usines Lafarge. Deux tracks sortent réellement du lot, s’inscrivant dans le Panthéon des sacro-saints classiques de la techno.

On se rappellera de Dax J, au Dekmantel 2017, plantant cette track dans la tente UFO en closing de son set. Les rotules des festivaliers commençaient à saigner en ce troisième et dernier jour, surtout pour les plus téméraires ayant été à l’after Katharsis la soirée précédente. Il est seulement 17h, mais la foule entre en délire : l’EBM et ses synthés endiablés ont encore fait mouche.

C’est ce même Dax J qui fera revivre le spectre de l’album Electronic Body Music. Sur son label Monnom Black, il demande à Thomas Heckman de continuer ce qu’il a débuté, une deuxième version de son album. Nommé Body Music, Heckmann est toujours aussi nostalgique. On retrouve les talents de ce chef d’orchestre des synthés métalliques… mais on regrette le peu d’innovation de la part de l’artiste. C’est une suite, plus qu’un renouveau du genre.

Ici, on touche au nec-plus-ultra de TPH : après avoir emprunté et fait hommage au nom d’un mouvement belge des années 80 pour son album, il va plus loin en nommant sa meilleure track de son abréviation suivie d’un chiffre, EBM1. Comme s’il indiquait lui-même son geste : il est la première pierre d’une mouvance industrielle.

Heckmann voulait crier sur tous les toits, en 2006, un message simple : le post-punk n’est pas mort, et la techno doit s’emparer de ces influences pour renaître. Aujourd’hui, on sait le succès qu’a la musique techno industrielle à travers les dizaines de collectifs se ventant d’en être les dignes successeurs, fleurissant partout en France et au-delà de ses frontières également. La techno industrielle, pullulant les soirées mythiques de Rotterdam, Berlin ou Paris, en est la preuve !

Album EBM1 sur Discogs : cliquez ci-contre.


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