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Published on août 28th, 2018 | by Mehdi

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Novamute 2/3 : Qui se cachait derrière Voodoo Child ?

Deuxième partie de cette micro série sur un des labels de musique électronique qui a su, disque après disque, faire évoluer la musique. D’une part avec sa maison mère Mute et leurs stars Depeche Mode ou encore New Order, mais aussi dans la plus discrète musique électronique, qui deviendra ce qu’elle est aujourd’hui : un mouvement global, s’étant emparé de tout ce qu’il pouvait.

 


1994, seulement 6 ans après que Juan Atkins sous son alias Juan a lancé le fameux « techno music » sur la compilation d’import américain Techno ! The New Dance Sound Of Detroit, la musique techno se fait tranquillement sa place dans le grand océan de genres que constitue la musique électronique.
1994, c’est aussi la deuxième année d’existence du sub-label Novamute, défricheur de nouvelles expérimentations, et c’est aussi la date de parution du disque auquel on s’intéresse aujourd’hui : Horses / Demons du mystérieux Voodoo Child.

Deux fois 20 minutes, deux constructions semblables, simples, efficaces, du moment (1994 donc), la musique est teintée de la célèbre 303 de chez Roland tout du long. C’est presque un exercice de production qui est mis en oeuvre sur ce disque. Les mouvements sont longs, les variations discrètes, mais en fallait-il plus pour en faire un (très long) EP magique. Premier extrait…

Comme dit plus haut, on est ici plus sur un exercice de style que sur un véritable morceau. Connaissant la maestria du Monsieur – dont on dévoilera l’identité sous peu – il est évident que c’est une prise de parti. Le morceau se concentre sur une montée en intensité où chaque mouvement semble aller et venir avec toujours une introduction en finesse. Dans ce morceau de la Face B (ou AA pour être exact), c’est d’un kick puissant que Voodoo Child ouvre le morceau. Puis viennent les nappes acides, en reverb ou en choeur parfois pour leur donner une profondeur visant peut-être à étoffer le morceau.

L’expérience est mentale et non plus seulement musicale.

Ce qui est étonnant, c’est qu’à l’écoute de ce morceau on se trouve bien loin de ce qu’il avait pour habitude de sortir sous son alias principal. Car oui Voodoo Child n’est autre que Moby ! Sous son alias le plus techno, bien sur. Un an auparavant il sortait un très discret Ambient, un album menant ses fans sur les chemins de la house, parfois de la Detroit techno et surtout de l’ambient. On reconnait d’ailleurs son goût pour la répétition de mouvement comme une sorte de perte de repères, on se concentre sur une boucle tandis qu’il s’escrime à nous perdre dans d’autres choses et l’expérience devient aussi mentale et non plus seulement musicale. Deuxième extrait…

Ici, ce sont les nappes acides qui ouvrent le morceau. Puis viennent les kicks, les rythmiques et ensuite les énormes vagues de synthés que Moby aiment tant. On voit bien que les frontières entre la techno et house sont encore friables sans verser dans quelque chose de tranceux.

1994 sonne le glas d’un renouveau donc, après un album passé inaperçu (il n’aura pas traversé l’Atlantique), il produira l’année d’après l’album Everything Is Wrong, le premier de ses albums à avoir connu un grand succès (certifié disque d’or en Angleterre – quand on ne comptait pas encore les streams (rires)) et une des premières pierres à l’édifice que constitue sa grande carrière.

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