Techno Children of Tomorrow Split EP 2

Published on novembre 24th, 2014 | by Charles

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Mental Resonance & Coldgeist – Split EP 2 (Children of Tomorrow)

Il est des vinyles où les faces A et B s’enchainent et ne se ressemblent pas. La distance géographique qui sépare Mental Resonance (Buenos Aires) et Coldgeist (Berlin) illustre assez bien la différence d’univers que l’un et l’autre nous proposent sur un nouveau split EP signé chez Children of Tomorrow.

Précisons d’abord que Children of Tomorrow est le sous-label techno de Safari Electronique, la maison de disques créée en 2005 par Arnaud Le Texier. Il y a fait jouer une pléiade d’artistes techno, souvent des français, et rarement des mauvais : Antigone, Zadig, Birth of Frequency entre autres. À l’inverse de Token ou Dystopian par exemple, le cachet de Children of Tomorrow, c’est de signer des morceaux plutôt mélodiques, caractérisés par des successions de nappes envoutantes. On est dans le son atmosphérique, presque cosmique même.

 Mental Resonance est un argentin de 23 ans qui s’est lancé dans la production musicale avec des potes en 2011. Son univers est emprunt de la techno de Detroit et de science-fiction. Il cherche aujourd’hui à explorer les couloirs des sons mentaux, et teinte ses morceaux d’une mélancolie charmante à laquelle les oreilles averties succomberont sans l’ombre d’un doute.

Concernant Coldgeist, on vous renvoie à l’article qu’on avait déjà écrit à son sujet en octobre dernier.

A comme Axis

Sur la face A de l’EP, les deux morceaux de Mental Resonance peuvent être rapprochés de l’univers musical actuel de Jeff Mills et de son label Axis : beaucoup de nappes, toujours plus subtiles. La superbe est dans le détail, on fait dans la dentelle, bien loin du son abrasif un peu bourrin.

Tandis qu’Erosiont laisse fouetter ses hi-hats comme une bourrasque sur la falaise, Eternal Adolescence vibre telle une bulle de savon qui n’en finit plus de monter dans le ciel pour finalement éclater et disparaître à jamais.

B comme Birmingham

Sur la face B, Coldgeist nous ouvre les portes de son univers sombre et hypnotique, caractéristique de la musique industrielle de cette ville anglaise à l’origine du mouvement techno en Europe.

Si le premier morceau Thelema fait penser au son de la routine frénétique d’une usine sidérurgique, évoquant le cinéma de Fritz Lang et notamment Metropolis, le second morceau Dagger nous fait voir une pluie de météorites qui s’abattrait violemment sur notre pauvre planète Terre. On croirait écouter du Alien Rain ou du Emmanuel Top, de l’acid techno arrivée à maturité en somme. Ces deux tracks, on veut les écouter fort, dans le noir, sur une piste de danse propice aux mouvements amples des teufeurs déchainés.

C’est donc un EP à deux facettes, yin d’un côté, yang de l’autre, que Children of Tomorrow sort le 30 novembre 2014, uniquement en format vinyle. Comme il s’agit d’une série limitée, on vous conseille d’ores et déjà de réserver le vôtre ici.

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