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Published on avril 10th, 2018 | by Mehdi

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La sortie survoltée de Ole Mic Odd sur 99cts Records

CHRONIQUE – Après les Italiens Codeless avec Alter D sur le technoïde Les sons de la scène, on retrouve le label 99cts Records avec l’homme de Seattle, adepte de techno hardware qui crisse et gratte comme un vieux disque, Ole Mic Odd. Entre électro et référence noise, petit coup d’œil sur un EP sans concession.

 

99cts Records est jeune, pas plus d’un an, mais on capte déjà les premiers pas d’un concept qui a mûri longtemps dans le cerveau de Aurore aka Miley Serious. Chaque release se développe par la sortie couplée d’une cassette et d’un fanzine, seconde passion de la dj.

Ambiance? Une salle de concert avec les amplis qui crachent

La première sortie, les sons de la scène, nous avait laissé dans un univers très club, naviguant entre une techno qu’on dirait mentale, lancinante et une autre façonné pour les déhanchements d’après minuit. On n’oubliera sans nul doute pas Aunt Maria, petit bijou d’une musique acid très fine, délicate, qui a su gagner les sélections de beaucoup de DJ dernièrement.

Entre le concert de punk et les premiers pas de DJ Stingray

Là, 99cts nous surprend, Ole Mic Odd, fervent défenseur de la production hardware, plus connu des scènes lofi et noise, nous envoie 5 titres en pleine figure. Le son est gras, les instruments viennent tapisser nos tympans de sonorités grinçantes, les dizaines de détails nous appellent enfin à une écoute plus complète. On entend alors, les sorties les plus audacieuses de LIES Records ou encore de Natural Sciences, on se retrouve dans la salle de concert avec les amplis qui crashent, sans ingé son ou presque pour superviser. C’est un peu ça aussi 99cts, des clins d’oeil à la scène punk, directement reliés aux cerveaux d’acteurs de la scène électronique.

À l’image de Toothless (live), peut être le morceau le plus accessible, l’EP développe une techno teintée d’électro détroitienne. On se trouve entre le concert de punk et les premiers pas de DJ Stingray. Références que l’on retrouve de façon vraiment explicite dans Automatic Transmission et Key Grip. Autre référence évidente la scène noise, rendue ready-for-club par Ole Mic Odd, les deux morceaux Use It Or Lose It et Unknown Poison usent de percussions distordues, pitchées, éclatées à l’infini.

Une sortie cassette et fanzine

Les deux morceaux se répondent d’ailleurs avec ce même synthétiseur tranchant dans le vif de ses mélodies simples et se complexifiant au fur et à mesure des effets employés par Ole. On aimera se perdre complètement dans cette musique qui semble aux premiers abords si extrêmes, et pourtant fait preuve d’une poésie douce et radicale (c’est possible). C’est un peu un retour aux concerts de nos potes de lycée, ça suintait, ça grinçait, mais on aimait y aller, on venait y chercher un autre horizon que celui qu’on voyait toute la journée.

Côté visuel, ça sera la surprise pour celles et ceux qui viendront acheter le combo cassette/fanzine pour un tout petit prix.

 

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