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Published on avril 1st, 2019 | by Ruben Hassid

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Delighted… raconte moi la Schranz

– PLAYLIST – Un débat houleux subsiste parmi les technophiles: quelle est la différence entre la Shranz et la Hard Techno ? Delighted met au défi quiconque pourrait expliquer avec précision ce qu’était la Shranz, et ce qu’il en reste aujourd’hui. Toujours pas d’idée ? Ne vous en faites, une petite playlist, et un léger cours d’histoire s’imposent.


La Hard Techno, c’est le nerf de la guerre. Ce style musical, entre la techno et la hardcore, a toujours eu du mal à s’identifier lui-même. C’est en France que l’on en voit le plus; entre 140 et 200 BPM, des kicks sur chaque temps et animant des milliers de free parties depuis sa création.

Tout a l’air de commencer avec cette track de Jeff Mills « The Wizard« , en 1993, qui ouvre la voie vers une techno plus brute et bien plus rapide. Une bass line puissante, de l’acid qui s’écoule comme d’un laboratoire Bayer : Dark Matter est un classique de la techno, hard ou pas.

Et la Schranz dans tout ça ? Un style de techno minimaliste et rapide, entre 140 et 160 BPM, avec des boucles de percussions répétitives et distordues. Le terme a été inventé par Chris Liebing en 1994 comme devise des flyers d’Omen (« Birthday Schranz ») et a même appelé un disque en 1999 – « The Real Schranz ».

Depuis 1999, les événements Schranz ont lieu tous les vendredis dans le légendaire U60311, boîte de Frankfort. Le style devient écrasant en Allemagne, avec une floppée de track Hard Techno tous sous l’appelation Schranz. Accrochez votre ceinture, ce n’est pas pour tous les technophiles.

Dans une entrevue en 2002, Liebing explique que depuis ce jour, la Schranz est une « description d’un son plus sombre et distordu. » Pour lui c’est évident, le terme disparaîtra avec le temps, mais elle continuera de marquer une époque dorée pour la Hard Techno allemande des années 90-2000. A noter en ce jeudi 2 mai : c’est la fête des Boris, et en voici un sacré morceau, de Boris…

Petit bonus pour les plus téméraires qui sont allés jusqu’au bout de l’article : votre rédacteur Delighted vous laisse avec l’un de ses duo favoris : les West Wood Brothers. Leurs tracks, tombés aux oubliettes, sont joués presque tous les week-ends par des Kobosil, Dax J, ou bien nos amis français Mayeul et Airod. Brace yourself, Delighted ne tardera pas à écrire à leur sujet.

 

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