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Published on janvier 31st, 2017 | by Boris

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Aller simple pour Detroit

THROWBACKTUESDAY- Quand on parle de techno, on se doit de faire un peu d’histoire, pour comprendre que sans certaines personnes, une certaine ville, un certain contexte, une certaine technologie, ce mouvement n’aurait jamais vu le jour. De Electrifying Mojo à 10 Records, retour sur certains mythes made in Detroit City.

La radio, « parabole » de la diffusion

Ce qui est sûr, c’est que sans « Mojo » (The ELECTRIFYING MOJO) alias Charles Jonhson, fameux Dj de Radio FM, rien n’aurait pu éclore, en l’occurrence un art musical, d’un terreau aussi grisâtre, un tissu urbain aussi terne, une ville post apocalyptique aux allures de Gotham City: Détroit. Dont la devise est pourtant : « Resurget Cineribus » ( Elle renaîtra de ses cendres )

« Détroit renaîtra de ses cendres »

Entre grisaille, crasse industrielle et étroitesse d’esprit, c’est ainsi que le « Mothership » (simulation audio d’atterrissage de vaisseau interstellaire dans l’émission) pourra diffuser en 1981 l’intégralité de l’album Computer World des Allemands de Kraftwerk.

Saut intemporel

Effectuons une avance rapide en distillant une anecdote attirant notre attention ; à travers l’intérêt grandissant pour cette musique, il apparaît somme toute une volonté d’indépendance forte marquée par la volonté et la possibilité de produire ses disques de façon autonome. Juan Atkins, je cite, nous informe que l’esthétique de l’anonymat est d’abord née de strictes considérations économiques… En effet il apparaît que Derrick May, pour payer son loyer, vendit sa boîte à  rythme TR-909 à Frankie Knuckles, ce qui eut pour incidence de procurer aux artistes de Chicago, encore baignés dans la house, une plus grande puissance de production.

Tandis que Chicago reste dans la house, la « Motown » (ou Motor City)  reste plongée dans le funk, plus rapide et atteignant un nombre de BPM jusque-là inexploré…

C’est sans compter sur la sortie, par un beau jour de 1988, d’une compilation au titre évocateur, popularisant son nom, mais distribuée par les Britanniques : Techno ! The New Dance Sound of Detroit (label 10 Records-filiale de Virgin )

Raz de marée

C’est un nouveau débarquement, l’Atlantique est retraversée en musique, deux ans plus tard, un fils d’émigré britannique arrivé au Canada. Richie Hawtin à l’âge de vingt ans fondera son premier label (Plus 8) associé à John Acquaviva et nous balancera Technarchy de Cybersonik qui deviendra un  super tube underground.

Mais cela, chez Delighted, on vous en reparle une fois prochaine, parce que l’on aime ça et c’est peu de le dire.

 

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