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Published on avril 9th, 2015 | by Charles

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Rex Club Music, la naissance d’un label

Après 26 ans de service, le Rex Club décide de lancer son propre label. Retour sur un club qui, à la manière d’un vieux chêne, laisse mûrir ses idées avant de les diffuser.

Du rêve à la réxalité :

Le célèbre cinéma Le Grand Rex ouvre en 1932 et se dote d’une annexe, Le Rêve, une boite chique et sélecte. Victime des évolutions de la mode et de la tendance, Le Rêve s’endort jusqu’à s’éteindre pour de bon en 1973. Il devient alors le Rex Club, une nouvelle discothèque. Une image rock lui colle à la peau tout au long des années 80, et c’est en 1988 que Christian Paulet décide d’accueillir Jungle, une soirée Acid House fraichement débarquée d’Angleterre, la première teuf techno sur le sol français.

C’est le début de l’aventure techno au Rex, mais aussi à Paris et en France. Comme chaque première fois, c’est difficile. Les étiquettes préjugées défilent à gogo. Grâce à son intégrité irréprochable, les difficultés du début ont permis au Rex d’acquérir un savoir-faire, une expérience et une identité que très peu d’institutions peuvent se targuer d’avoir.

Cette maturité, on la ressent chaque fois qu’on danse devant ce mythique DJ-booth vitré. Le Rex Club s’applique une règle de conduite qu’on reconnait également à la techno : l’humilité. Mieux vaut prendre son temps et faire les choses soigneusement plutôt que de tout vouloir tout de suite.

Rex Club Music

Le logo de Rex Club Music

Les avantages d’une naissance tardive :

C’est en 2015, après plus de 26 ans dans la techno, que le Rex Club lance son label de musique, sobrement dénommé Rex Club Music. Cela signifie plusieurs choses.

D’abord, que le Rex s’est forgé une identité par ses soirées, sans besoin de produire de la musique. Tous ceux qui ont fréquenté ou qui fréquentent toujours cet endroit ont une idée plus ou moins claire de ce qu’est le son du Rex.

Ensuite, que Rex Club Music devrait, si l’on suit ce raisonnement, produire des tracks à l’image du club et non pour construire un image au club. C’est très important.

Enfin, l’image du Rex, tout en étant unique, n’en reste pas moins dure à définir. Son spectre est si large dans l’univers de la musique électronique qu’il est difficile d’y apposer un genre précis. Cette marge de manœuvre est une force pour Rex Club Music, qui ne devrait avoir qu’à se concentrer sur la qualité de sa musique, qu’importe le style.

Second Hand Smoke ouvre le bal :

Rex Club Music place haut la barre et dévoile sa première sortie : Second Hand Smoke. L’EP est le produit de la collaboration de deux fidèles habitués du 5, boulevard Poissonnière : D’Julz et Phil Weeks. Ils ont confronté leur univers et nous offrent un disque à leur image : énergique, groovy et sexy.

Sur la face A, deux versions de Ligne B. L’originale d’abord, invitation à la danse et au déhanché chaloupé. on y trouve une âme un peu vintage, l’ambiance est clairement clubbing. Le remix ensuite, réalisé par Trus’Me. Résolument house, de belles tonalités propres aux machines Roland TR, on devrait l’entendre résonner sur un bon nombre de pistes de danse d’ici peu.

Sur la face B, 2 Miles Away part sur les starting-blocks en nous imposant sa lourde basse et ses claps tranchants. La mayonnaise prend vite ; réglé comme une horloge, le tempo nous entraîne rapidement dans une sympathique transe aux notes jazzy. Parfait.

En attendant sa sortie prévue pour mai, on vous invite à en écouter la preview. Une soirée de lancement est prévue au Rex Club le samedi 9 mai. À vos agendas !

Twitter: https://twitter.com/RexClubMusic
☞ Instagram: http://instagram.com/rexclubmusic
☞ SoundCloud: https://soundcloud.com/rexclub-music
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