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Published on décembre 4th, 2018 | by Mehdi

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Beat Machine de retour avec un split EP, entre jungle et post rave

– CHRONIQUE – Après un petit détour vers leur sub-label Swinging Flavors, le label italien Beat Machine Records revient avec un split EP qui met l’Angleterre à l’honneur avec six morceaux explorant la jungle et la post-rave. D’un côté Denham Audio, le très costaud trio anglais qu’on avait repéré après leur sortie sur Club Glow, et de l’autre le jeune junglist de Brighton, Mani Festo.


A1 – Denham Audio – Lift Off  

Premier focus, le trio anglais nous emmène en plein ascenseur émotionnel (et musical) rythmé par une sorte de sample d’un speaker scandant un compte à rebours, comme si l’on devait s’attendre au départ d’une fusée dans la délicate rave qu’ils construisent ici. Ensuite Who Started Jungle, comme l’apothéose, l’achèvement du projet. On débute sur quelques notes et breaks délicats, soulignés encore d’un sample de voix léger. C’est après deux longues minutes que l’on ferme les yeux et l’on entre dans leur club et part là un des mythiques synthétiseurs. Puis Coco Bryce arrive comme d’habitude, en trombe, et nous twist ce second morceau en accélérant presque de moitié le tempo et en mettant l’aspect rave, de côté. Le remix donne une nouvelle épaisseur au morceau des anglais, quelque chose comme un autre moment de la même soirée.

B1 – Mani Festo – Ruffneck

Ruffneck est angoissant, de longs râles d’une voix de crécerelles, avec plus ou moins de delay et d’écho, nous enveloppent tout du long, soulignés et parfois surlignés par un synthé digne d’un morceau dubstep sorti lors d’une compilation d’Halloween. Le second morceau (All Potential Badboy) d’ailleurs se veut jungle mais surfe sur un fil tendu entre dubstep et jungle, ce qu’on retrouve d’ailleurs de plus bel dans le remix de TMSV. Le néerlandais reprend les codes de l’original, et dans un esprit typiquement Sound System, avec de savoureuses basses et de nouvelles nappes.

En somme un EP très maitrisé, développant une jungle délicate et intuitive qui saura sinon rallier de nouveaux fans un peu réfractaires, contenter les plus avisés. C’était une rave, les deux artistes comme les deux remixeurs nous y ont emmener, on a maintenant les chaussures dégueulasses, le tee-shirt auréolé, on a perdu notre portable – encore – dans le pogo, il faisait 50 degrés ce soir, merci Beat Machine.

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