Interview SOS2

Published on août 12th, 2015 | by fred

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Society Of Silence : le live entre puissance et spontanéité

Society Of Silence est un duo parisien qui rassemble les artistes Tite (Nicolas), et Fareed (Benoît). Depuis plusieurs années, leurs performances live remarquables les ont conduits à se produire aux côtés de Mike Denhert, Skudge, Blawan, ou encore Marcel Dettmann.  Avant qu’ils ne viennent poser leurs machines au Rex Club pour la prochaine soirée Delighted, on a discuté autour d’une pizza.

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Tout d’abord, pouvez-vous nous présenter  Society of Silence ? Comment est né le projet ?

Nicolas : On a commencé il y a 6 ans, Benoît composait de la musique électronique aussi : je voulais le « produire » au départ, mais on a commencé à faire des trucs ensembles assez rapidement, c’était trop naze ce qu’il faisait tout seul (rires) ! Le nom est alors un peu arrivé comme un cheveux sur la soupe, sans pourquoi ni comment, c’est un peu comme quand tu crées une association, tu mets un peu tous les statuts que tu peux pour pouvoir faire plein de choses différentes, on s’est dits qu’avec ce nom on pourrait faire de la techno mais que quand on serait plus vieux on pourrait faire de l’ambiant ou de la musique contemporaine (rires).

Benoît : Au départ c’était purement live, on se retrouvait chez Nico, on bossait surtout derrière un ordi et une table à lampe, puis on a commencé à acheter quelques machines. Le premier disque que l’on a sorti est paru sur le label Fragil, grâce à son boss Raphael, rencontré dans une teuf que j’avais organisé à Nantes, et à qui j’avais envoyé des démos… On a sorti ensuite 5 morceaux sur le label Society Of Silence, créé à cette occasion, mais ces cinq morceaux étaient déjà sortis auparavant sur un label canadien en digital. Comme on avait des bons retours dessus, ça nous tenait à coeur de les sortir en vinyl. C’est ce disque qui a vraiment lancé le projet.

C’est là qu’a eu lieu votre première expérience live ?

C’est Sonotown nous a fait jouer notre premier live à la Machine en 2012 pour une soirée avec Clark. Pour un premier live c’était génial, on jouait à 01h00, le club était déjà blindé et le public bien à fond ! À ce moment là notre set up était assez simple, juste une MPC2000 qui commandait ableton et quelques effets, mais on s’est bien marrés !

Quelles autres dates retenez vous le plus aujourd’hui ?

N : Comme grosses dates on a par exemple joué plusieurs fois à Concrete, où l’on a partagé l’affiche avec Blawan ou encore Marcel Dettmann ! Celle avec Dettmann était assez particulière, c’était le jour de la manifestation après les attentats de Charlie Hebdo… Il y avait eu une minute de silence avant le set de Dettmann, c’était étrange.

B : On a joué au Tresor pour une Construct Re-Form avec Head Front Panel et Johannes Volk, c’était au moment de Noël, il n’y avait que des français ! Pendant qu’on jouait on entendait partout des « allez » et « allez les frenchies ! ». C’était assez bizarre de voir autant de français ! Mais l’ambiance était dingue, et le lieu en lui même est tellement impressionnant ! On a mis 30 minutes à trouver la sortie !

La dernière fois que vous avez joué à la Concrete justement, on a été surpris par un son assez différent de ce que vous avez pu produire sur Fragil ou sur Versatile, comment vous l’expliquez ? Comment travaillez vous le lien entre vos productions studio et vos live ?

C’est vrai que ce live était très brutal en comparaison avec ce que l’on sort sur vinyle, nos lives sont de plus en plus énervés !

N : Ce que l’on trouve très intéressant avec le live, c’est justement la possibilité de combiner le travail avec la production. Notre manière de travailler s’est inversée par rapport à nos débuts. On travaillait nos morceaux sur ordinateur, puis on les adaptait pour les jouer en live. Aujourd’hui, c’est le contraire : en live, les sorties de nos machines sont enregistrées séparément, ce qui nous permet de réutiliser certaines séquences pour composer de nouveaux morceaux « studio ». Ça donne plus de spontanéité dans la manière de bosser : en studio on peut passer une journée sur un kick, en se rendant compte le soir que ce qu’on faisait le matin était mieux !

B : C’est vrai que ce live était très brutal en comparaison avec ce que l’on sort sur vinyle, nos lives sont de plus en plus énervés ! Par rapport aux morceaux que l’on a sorti jusqu’ici, nos nouveaux morceaux commencent enfin à rejoindre l’esprit de nos live. Les morceaux sortis jusqu’à présent étaient tous d’anciens travaux produits en studio sur ableton.

Comment s’annonce le live de jeudi pour la soirée Delighted ? On peut avoir les ingrédients de la recette en avance ? Comment allez-vous vous répartir le travail, et avec quel machines ?

N : Niveau son, ce sera un peu moins saturé qu’à la dernière Concrete, où l’on avait un peu abusé à ce niveau là ! On commencera avec une techno assez trippy, presque tribale, pour la suite vous verrez ! Cette fois on se passera d’ordinateur. Comme à notre habitude, Benoît s’occupera plus des parties mélodiques : les basses, les lead, les nappes… il joue sur un Prophet 8, un Doepfer Dark Energy et une Mpc1000 pour séquencer tout ça. Au niveau des effets, on utilise des pédales de distortion de chez Electro Harmonix. Moi je m’occupe plus des parties rythmiques. Je jouais beaucoup avec un MFB Shlagzwerg, un semi-modulaire, mais que je remplace peu-à-peu par un ipad avec Seekbeat, une application vraiment mortelle qui permet de synthétiser 8 voies de drums et qui offre un son impressionnant pour un Ipad. J’utilise en ce moment un Volca sample et un Volca beat aussi, avec un multi-effet Oto Biscuit, qui permet de bien salir le son ! Concernant le visuel, le réalisateur Irwin Barbé à réalisé une vidéo exclusive qui sera diffusée sur les écrans et murs du Rex Club pendant le live.


 Le clip hallucinogène de Snare Roll, de Tite, réalisé par Irwin Barbé

Avant la Delighted au Rex Club, qu’est ce qu’on peut écouter de vous ? Et pour la suite ?

B : On vient de sortir notre troisième disque sur Society of Silence, et avec mon projet solo, Fareed, je viens de sortir un disque sur Hilltop Imprint avec Pawn Heart et Tite .

N : je viens de sortir un album qui s’appelle Snare roll sur Fragil. Pour la suite on a un disque prévu sur Concrete, sur lequel devrait figurer un remix de Dj Stingray, et au moins 350 000 projets de morceaux en cours !



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Infirmier le jour, DJ la nuit. Je dors dans le métro.



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