Interview 1512326_647007585362609_1641531351_n

Published on mai 8th, 2014 | by Piotr

1

Roman Poncet : « Je souhaite que dans dix ans, on puisse toujours passer mes vinyles »

Roman Poncet a reçu Delighted quelques heures avant son passage au Tunnel le 25 avril dernier, et un jour avant son premier rendez-vous au Berghain. À vingt-trois ans, le jeune Français a frappé un grand coup en signant une seconde release remarquée avec Len Faki chez Figure, label de l’artiste allemand (retrouvez ici notre chronique). Le projet « Roman Poncet », la collaboration avec Len Faki, le Berghain, les futures releases… Roman Poncet a répondu à nos questions. N’était-ce pas le meilleur moyen d’en savoir plus sur un artiste très discret ?

Peux-tu nous présenter « Roman Poncet » ?

Cette identité musicale est tout récente, le projet a un an et demi et se concentre sur deux labels : Figure (All) et Deeply Rooted (FR), le label de DJ Deep. Je veux livrer une musique sérieuse, en freinant les sorties et en privilégiant la qualité de mes musiques sur de beaux labels. Deeply Rooted correspond à cet idéal là : un label affiné, feutré et sans apparat, qui a créé sa réputation en toute modestie. À l’image de Figure et Deeply, je privilégie une création musicale actuelle dans l’aspect technique, et intemporelle dans son identité. Je souhaite que dans dix ans, on puisse toujours passer mes vinyles.

Tu viens de sortir ton deuxième EP chez Figure, le label de Len Faki. Comment s’est créé le contact avec Len Faki ?

Avec Len Faki, on se suivait, on discutait par mail depuis un moment. Il passait en club certains de mes sons, et je lui avais envoyé quelques morceaux. L’identité sonore ne lui correspondait pas dans un premier temps. Et puis il y a presque un an jour pour jour (avril 2013), il a accepté. Ça a donné Figure 46, avec les titres Route of Pain ou Cerate. Cette première sortie n’était pas une commande, alors que mon second shoot était ciblé. Je connaissais les attentes de Len Faki. Ça a marché pour donner Figure 54 (sorti le 21 avril 2014). Ce dernier EP est un jeu de ping-pong avec Len Faki. Il a travaillé à sa sauce des morceaux que je lui ai envoyés.

Parle-nous de Len Faki. Quand l’as-tu rencontré ?

On s’est vu pour la première fois cinq ou six mois après Figure 46. Auparavant, je l’avais croisé brièvement lors de sa venue au Weather Festival. Len Faki est difficilement cernable, très dur à approcher. C’est un artiste qui a beaucoup de retenue par rapport aux jeunes, et j’ai mis huit mois à obtenir sa confiance, même après la sortie de Figure 46. Len Faki garde une certaine distance par rapport aux gens, une sécurité. Et puis il est rarement chez lui, toujours en tournée. Donc tu peux lui envoyer tes productions et recevoir une réponse seulement quatre mois plus tard.

Tu joues au Berghain pour la première fois ce weekend (27 avril). J’imagine que cela a une signification pour toi.

Le Berghain, ça représente un accomplissement énorme. C’est le lieu qui correspond le mieux à cette musique : quand on te parle de techno, tu penses directement au Berghain. Pour l’anecdote, je me suis toujours fixé comme objectif de rentrer pour la première fois dans un club pour y mixer. Ce sera donc ma première entrée au Berghain. Enfin je dis ça, mais pour le Rex je n’ai pas tenu ! (rires)

Pour donner un peu de rythme à cette rencontre, tu nous passes trois titres que tu joueras au Berghain ?

Developer – Gaining. Cette musique me fout la pêche. C’est une hymne à la rave :

Arnaud le Texier – Run Like Hell. Un de mes classiques que j’aime beaucoup jouer :

Francois X – Espheni. Tirée du dernier EP de Francois X sur son label DEMENT3D Records.

Comment prépares-tu tes sets ? Qu’est-ce qui rentre en compte dans ta préparation avant ton passage derrière les platines ?

Je prépare toujours quatre à cinq fois plus de temps nécessaire que mon temps de passage prévu. Pour le Berghain par exemple, j’ai préparé douze heures de musique pour trois heures de set. Et ensuite, je compose sur le moment. Cela va inclure la réaction des gens, l’adaptation selon mes goûts à moi et selon l’heure à laquelle je joue. La réaction du public est importante. En France, tu sais quand tu envoies une bombe. Les gens réagissent direct. En Allemagne, c’est une réaction en second plan, plus mentale.

Enfin, on ne va pas se quitter sans que tu nous donnes quelques idées de tes prochaines sorties.

Fin mai doit sortir mon premier EP chez Deeply Rooted, Opening Moment. À la rentrée, vers octobre, il y aura deux nouvelles sorties chez Figure et Deeply Rooted. Je prévois aussi une sortie vinyle limited chez Taapion Records, un petit label français représenté par Shlømo et Adrien Ozouf.

Pour les dates, ce sera beaucoup de tournées avec Figure.

Tags: , , , , , , ,


About the Author

"ich bin meine Maschine"



One Response to Roman Poncet : « Je souhaite que dans dix ans, on puisse toujours passer mes vinyles »

  1. Pingback: Delighted | I'm delighted when I hear it

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Back to Top ↑