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Published on juin 19th, 2017 | by Romane

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Inland : « Il y a tellement à expérimenter »

INTERVIEW – Parmi les Anglais au talent incontestable se trouve Ed Davenport, un homme aux multiples facettes… Inland, son autre alias en est une, et c’est avec lui qu’on a souhaité papoter de musique, de ses souvenirs les plus marquants et de bien d’autres choses encore. 

Il a accepté de répondre à nos questions quelques jours à peine avant la sortie de son prochain EP Coriolis sur son label Counterchange. Un artiste bavard, inspiré mais également inspirant. 

Propos recueillis par Romane.

(INTERVIEW EN VERSIONS FRANÇAISE ET ANGLAISE)


Salut Inland ! Félicitations pour ton nouvel EP qui sortira sur ton label, Counterchange. J’ai adoré… Et j’ai remarqué que le tempo était plus rapide que ce que tu produis d’habitude. Peux-tu nous dire ce qui t’as inspiré? Aussi, comment et pourquoi as-tu choisi Guy Archard pour la pochette du vinyl?

Merci! Je suis vraiment content de ce disque. Les titres me sont apparus assez rapidement début 2017. J’avais enregistré des sons métalliques, de cloches d’un étendoir en métal (par une nuit d’insomnie), et me suis rapidement dirigé vers de nouveaux sons. Je les ai utilisés dans les patterns de percussion et pour le background FX et j’ai arrangé mon synthé ainsi. Les productions d’Inland ont toujours été assez rapides – mais il s’agit vraiment de trouver le groove qui marche le mieux pour chaque track.
Guy Archard est un de mes amis les plus proches – on s’est rencontrés en école d’Art et depuis on crée des choses ensemble. Il a fait les photos pour ma dernière sortie sous Inland sur Counterchange, Footstone / Sinker et aussi pour Incantations de Magna Pia. J’adore son approche des aimants et de la ferraille – une idée simple réalisée avec élégance. Cette fois-ci, il est allé encore plus loin et je trouve qu’il s’est vraiment bien démerdé.

Coriolis - Inlad (artwork by Guy Archard)

En quoi diriger Counterchange est différent de la co-direction du label Infrastructure avec Function? Quand et pourquoi as-tu eu le désir de créer ton propre support?

Je gère Counterchange seul donc le rythme de travail y est différent – plus de liberté, de spontanéité, surtout quand il s’agit de mes propres productions. En général, je souhaite que le label se développe naturellement et je sors quelque chose uniquement si je suis sur de l’aimer à 100% – il n’y a pas de calendrier strict ou de plan. Cela vient du cœur, c’est tout. Je dirige Counterchange depuis 2013 et la dixième release approche cette année.

Contrairement à d’autres artistes qui aiment garder leurs alias secrets, ce n’est un mystère pour personne que tu es Ed Davenport… Comment le projet Inland est-il né et quelles étaient tes principales motivations?

Je voulais simplement me créer un espace où travailler et expérimenter sans pré-conceptions. Je jouais et écoutais une techno plus dure à cette époque et j’avais le désir de me détacher de ce son assez House pour lequel je commençais à me faire connaitre. Inland a initialement été inspiré d’une longue session de jam au synthé que j’avais enregistré sur une Juno 106. Spontanément j’ai appelé le fichier Ableton “Inland Synth Pass”. Ça avait cette vibe des premières sorties Warp, très electronica, Autechre, AFX… Et j’ai donc continué sous le nom Inland – avec des images des Green Hills and Dales en Angleterre, le Lac District par exemple. Ce jam est devenu “InlandInland” sur Falkplatz et j’ai depuis étendu le projet pour y englober de nombreuses saveurs techno et electronica.

C’est marrant car je t’ai vu jouer à Los Angeles pour le Nouvel An 2016, dans un petit club underground et je t’ai aussi vu au Berghain – considéré comme le meilleur club par un certain nombre. As-tu des préférences en ce qui concerne les clubs ou les foules? Quel est ton plus beau souvenir?

Jouer mon premier set de huit heures au Berghain, un dimanche de midi à 20h était clairement un grand moment et aussi une leçon pour moi. Même si je connaissais tous mes sons, les faire jongler ensemble pendant huit heures m’a donné une vision pure et essentielle de cette musique… et ne m’a rendu que plus accroc! J’adore également jouer au Block à Tel Aviv – j’y ai passé de supers moments, c’est difficile de n’en choisir qu’un. J’y ai fait un show de 90 minutes, dans la salle Squat, plus intimiste aux côtés de leurs supers résidents Yogg, Partok et Pharaoh. Vraiment top et une fois de plus, éducatif car j’apprends énormément sur le mix et la production en jouant live.

Hormis Coriolis, vas-tu sortir d’autres choses sur Counterchange en 2017, que ce soit ta musique ou celle d’un autre artiste?

Oui, bien sûr. Mais je vais devoir vous faire patienter car rien n’est encore fait!

Si tu pouvais revivre une journée de ta vie, laquelle serait-ce et pourquoi ?

Honnêtement, je ne voudrais revivre aucune journée de mon passé – j’ai passé de très bons moments et d’autres un peu moins joyeux mais je préfère vivre dans le présent et voir ce que le futur me réserve. Il y a tellement à apprendre et expérimenter.

Où te vois-tu dans dix ans? Où vois-tu le monde dans dix ans?

Qui tourne toujours, qui sourit toujours !


Hey Inland ! Congratulations on your upcoming EP on your label Counterchange. Totally loved it… I noticed that it’s a little different and faster (tempo-wise) than what you’ve released before. Can you explain to us what inspired you? Also, how and why did you pick Guy Archard for the cover of the vinyl sleeve?

Thanks! I’m really excited about this record. The title track came together pretty quickly over the first few months of this year. I had recorded some clanging, bellish sounds from a old metal clothes airer in my apartment (one sleepless night), and quickly started working on a distinct new direction built from those sounds. I used them in the percussion patterns and background FX and arranged the synth theme around that. The Inland material has always been quite pacy – but it’s really about each individual track and how the groove works best.
Guy Archard is one of my closest friends – we met at art college and we’ve been doing creative stuff together ever since. He did the photos for my last Inland release on Counterchange, Footstone / Sinker, and also for Magna Pia’s Incantations. I love these studies of magnets and iron filings – it’s a simple idea captured really elegantly. This latest one takes things one step further and he really nailed it!

Coriolis - Inlad (artwork by Guy Archard)
How is running your label Counterchange any different than co-running Infrastructure with Function? When did you have the desire to create your own imprint and why?

I run Counterchange on my own, so there’s a different work flow – more free and spontaneous, especially when it’s your own record involved. In general I want the label to grow organically and only release stuff when I’m 100% sure I love it – there’s no strict release plan or grand plan. It just comes from the heart. I’ve been running Counterchange since 2013 now and have the 10th release in sight this year.

Unlike others artists that like to keep their aliases secret, it’s no mystery to anyone that you are Ed Davenport… How was the Inland project born and what were the main motivations behind it?

I really just wanted some space to experiment and work without preconceptions. I was playing and listening to a tougher brand of techno at the time and had the desire to step away from the deeper, housier sound I’d become known for. Inland was inspired initially by a long synth jam I recorded from a Juno 106. Spontaneously I named the Ableton file ‘Inland Synth Pass’. It had that vibe of early Warp electronica, Autechre or AFX… and I just went with the term Inland – with imagery like the green Hills and Dales of England, the Lake District for example, in my head at the time. That jam became ‘Inland – Inland’ on Falkplatz and I’ve been expanding the project to encompass various flavours of Techno and Electronica since then.

It’s funny because I actually saw you playing in Los Angeles for NYE 2016, in a small underground venue and also saw you playing at Berghain – considered the best club for most techno lovers. Do you have any preferences when it comes down to venues and crowds? What’s your best gig memory?

Playing my first 8 hr set in Berghain, on a Sunday from 12 midday to 8pm, was definitely one of the highlights and a real education for me. Even though I knew all the records I was playing, weaving them together over the course of 8 hrs made me understand something very pure and essential about this music, and only hooked me in more! I also love playing at The Block in Tel Aviv – I’ve had so many great nights there it’s hard to pick one. I just did a 90+ minute live show there in the more intimate ‘Squat’ room alongside their lovely residents Yogg, Partok and Pharaoh – was really special and again educational in that I learn so much about mixing and production through performing live.

Apart from Coriolis, are you going to release anything else on Counterchange in 2017, whether from you or any other artists?

Yes for sure. But I’ll keep you hanging for more info as nothing is set in stone yet.

If you could relive one day of your life, which would it be and why ?

To be honest I wouldn’t want to relive any day from my past – I’ve had some really good times and some not so good times, but I prefer to live in the present, and look forward to things to come in the future. There is so much out there to experience and learn.

Where do you see yourself in 10 years ? Where do you see the world in 10 years ?

Still going, still smiling!

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One Response to Inland : « Il y a tellement à expérimenter »

  1. Larry Harper says:

    That a boy! Keep smiling!!!
    UL

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