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Published on novembre 6th, 2013 | by Victorien

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[Rex Club 25] Focus on… Levon Vincent

Ce samedi, c’est Levon Vincent qui sera à l’honneur pour les 25 ans du Rex Club. Alors comme d’habitude, un focus, des tracks, on vous replace l’artiste dans le contexte, histoire que chacun mesure un peu l’importance de monsieur Vincent.

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Levon Vincent est né à Houston au Texas, comme Hilary Duff et Patrick Swayze, rien à voir avec lui, mais ça fais pas de mal un peu de culture. Avant d’être ce qu’on peut appeler un DJ international, Levon passe une douzaine d’années après sa majorité à taffer à droite à gauche, comme barman et à coté chez un disquaire ou au magasin de comics. Cette douzaine d’années, il va la passer à apprendre à créer de la musique et quand on vous dit apprendre, ce n’est pas mémoriser quelques tutoriels Ableton, mais plutôt étudier à la « Music School » de New York et travailler sur le nombre d’or dans la composition musicale.

Pour les novices, le nombre d’or, c’est une proportion, un truc qu’on trouve presque partout, c’est une clef de voute qui donne l’équilibre à une création. On le trouve dans l’architecture, dans la peinture, les mathématiques (bouh !) et aussi la musique. Tout ça pour dire que Levon est un mec appliqué, faisant très attention à ce qu’il compose et ce qui sera son héritage.
Après l’apprentissage vient la pratique et c’est en 2002 qu’elle commence avec un premier EP du nom de No More Heroes sur le label More Music NY à qui il restera fidèle durant trois ans et cinq EP. Puis en 2008, Vincent se fait la malle et fonde le label Novel Sound avec son pote Jus-Ed, une prise d’indépendance qui commence avec ça :


(Un track de dingue si vous voulez mon avis)

Ensuite en 2009, c’est une belle marque de reconnaissance de ses pairs puisque Levon signe pour Ostgut Ton l’EP Panorama Bar 02 avec l’aide de Steffi. En 2011, il sort le tube Man or Mistress et en deux ans le nombre de ses apparitions sur scène va presque doubler, passant d’environ 45 à 90.

Et Levon devient une star DJ encensée par la critique. En avril 2012, c’est la Fabric, le célèbre club londonien qui l’appelle pour qu’il s’occupe de leur compilation. « Levon Vincent fait (enfin) revivre les compilations Fabric », entend-on. Un sacré tour de force étant donné que sept des quinze tracks proposées proviennent d’un cru personnel.

À coté de cela, ses productions sont soigneusement calculées, il ne sort d’EP que sur son propre label ou alors sur Deconstruct Music, un autre label fondé avec Anthony Parasol. Il ne fait aucun remix, ce qu’il compare à rendre sa dignité, malgré les incessantes demandes. C’est un DJ aux multiples facettes, en témoigne le large spectre de ses compositions, allant de la Deep House à la techno.

Mais ce qu’est réellement Levon Vincent, mis à part un producteur émérite, c’est avant tout un artiste profondément indépendant et idéaliste. La question qu’il se pose est la suivante : « How can I make money in my lifetime without screwing people over? »- (Comment puis–je faire pour réussir pécuniairement ma vie, sans pour autant me vendre et d’une certaine manière « arnaquer » les gens ?). La question est légitime, comment réussir dans un milieu où certaines personnes mélange art et business sans perdre une partie de son intégrité ? Levon répond à cette question par des actes, il rejette l’industrie et se réfugie au fond de ses maisons de disques de façon à protéger son travail, à garantir la qualité de ses productions et ainsi avoir la possibilité d’offrir ce qu’il y a de meilleur, ce qu’il y a de plus authentique.

« For three hours a week rich people, poor people, black people, white people, gay people and everything else get together in the same room—and are equal—and that’s always been what I love about dance music. I mean, that’s why I love to do it. »
(Trois heures par semaine, les gens pauvres, les riches, les noirs, les blancs, les homosexuels et tout les autres sont ensemble dans la même pièce, ils sont égaux, et c’est ce que j’ai toujours aimé à propos de la « dance music ». C’est pour ça que j’aime ce travail.)

Qu’est-ce qu’on vous disait ? C’est un idéaliste, et il viendra partager ses convictions samedi soir au Rex Club au coté de Fred P, qui collabore déjà avec lui sur le label Deconstruct Music. Et si tu fais partie des « poor people », pas d’inquiétude, Delighted te propose de gagner ta place et d’aller écouter gratuitement l’un des plus grands artistes de la planète. Allez, un dernier pour la route, son set pour Boiler Room à Berlin, de quoi vous donner un délicieux avant goût.

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CommunityManager, noctambule quasi pathologique, blogueur presque amusant, et mec super sympa le reste du temps. Work @RexClub Founder & CEO @Delighted



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