Compilation Capture d’écran 2018-05-10 à 15.17.09

Published on mai 14th, 2018 | by Mehdi

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Pointes acides, délicatesses électroniques et sound design : la première sortie de Vernacular Records

– CHRONIQUE – Etait-il bon de lancer son label en ces temps de profusion musicale ? Pas forcément. Mais fort de leur expérience en tant qu’organisateur de soirées et surtout de crew très (TRÈS) pointu sur sa direction artistique, Vernacular a su se montrer très convaincant avec ses deux premières compilations. Soul Edifice nous avait promis deux sorties digitales, ce sera quasi chose faite en cette fin de mois de mai. En attendant, chronique, voyons un peu ce qu’ont ces machines sous le capot.


Nous avions eu la chance il y a peu de rencontrer Soul Edifice, que vous connaissez outre son engagement chez Vernacular, dans les projets – maintenant éteint, Exploration Music et – maintenant presque culte – Qui Embrouille Qui. Mais c’est plus le DA du nouveau pas franchi par le crew Vernacular qui nous a été amené à rencontrer.

« 2 compilations pour mai, digitales, et un skeud à la rentrée »

Ça sonne un peu « surenchère » mais force est de constater que les masters en main, le travail est là, impeccable, protéiforme, tout le crew est représenté, chacun y trouve la place qu’il veut. On aimera moins celle-ci ou celle-là car on « rentre pas dedans » peut-être mais on est quand même devant quelque chose de vachement constant et cohérent. Extraits choisis.


Warm Snowfall, de Cléry c’est une enveloppe tout d’abord, une couverture assez épaisse qui nous couve tout du long. On y entend une entrée de set un peu minimal, presque micro, mais c’est surtout une électronique très délicate qui se développe petit à petit. On y croise les premières heures de Bambounou et French Fries quand ils prenaient leurs tournants un peu moins UK – post Youngunz/Clek Clek Boom. Et c’est bien cela qui prend, quelques notes, quelques drums vraiment bien disposé et c’est un tout qui nous convainc au bout de 4 minutes (soyez patient, il est bon de s’y attarder).


Au loin, sonne ou gronde une sorte d’énorme entité mi-machine, mi-organique. Un long râle, presque bruitiste, presque comme si JMS (dans le morceau Alien Topography #3) recherchait à vivre son morceau auprès de ses machines sans en connaître la fin. C’est une stase qui tient plus du sound design que de votre futur pas chassé d’après 23 heures, et encore une fois on entre dedans comme enveloppé. Et peut être d’ailleurs que c’est ça aussi la force de cette Vernacular Tapes Vol. 1, quand bien même les moods et les influences divergent (et divergent vraiment), on ressent toujours une sorte de madeleine de proust du morceau précédent. D’ailleurs, sauf erreur de notre part, la cohérence se ressent aussi dans la façon de commencer et finir les morceaux qui se juxtaposent très bien. L’un se termine presque comme l’autre se commence, ce qui fait que outre notre écoute personnelle, on peut aussi aller se perdre dans leur narration.

Cette narration que vous pouvez vous dépêcher d’aller suivre ici : BANDCAMP !
Et commencez l’écoute ici :
… Pas encore disponible mais sachez qu’avec le même maestria, la seconde compilation arrive très vite en fin de mois, avec notamment l’apparition d’un titre de Soul Edifice, petite pépite acid techno UK début 00′ toujours avec cette souplesse et cette délicatesse qui selon nous est un des tenants de ce nouveau label.

Et soyez complètement prêts pour le 2 juin aux Grands Voisins, il paraitrait qu’il s’y organiserait déjà quelque chose.

 

 

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