Agenda Nico geda

Published on mars 9th, 2018 | by Stephane

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Morning Glory : « La règle, c’est qu’il n’y a pas de règle. »

En marge de la venue de Point G à Nice le Samedi 10 Mars, nous sommes allés à la rencontre de Geda et Nicolas Collonge, les deux organisateurs de la soirée qui joueront eux aussi ce soir là sous leur alias « Morning Glory ». C’est dans un café niçois choisi par leurs soins que Delighted a pu en savoir plus sur deux artistes qui ont des choses à nous dire à propos de la scène locale et de son évolution.


Avant de parler de la soirée, commençons par vous ? Vous êtes présents depuis presque vingt ans sur la scène locale, racontez nous vos débuts, votre rencontre et comment a germé l’idée de collaborer tout les deux ?

Geda : On peut dire qu’on s’est rencontrés en after ou pas ? (Rires) Non je crois que c’était parce qu’on jouait souvent ensemble, ça doit faire environ trois ans. On avait pleins de dates où on nous faisait souvent jouer ensemble.
Nicolas : Et puis du coup on a commencé à faire des back to back et on a bien accroché. C’est devenu un peu une évidence comme on partage les mêmes influences. Ça se suivait plutôt bien et de fil en aiguille on s’est dit pourquoi pas faire un truc tous les deux.
G : J’avais une mensuelle dans un club House niçois tous les jeudis dans les années 2000. J’avais carte blanche et je pouvais faire venir qui je voulais, j’aimais bien le son parisien, je faisais venir des mecs comme Pacman, Phil Weeks.
N : Moi ça fait 24 ans que je suis derrière les platines, je mixais Hardcore au début, d’année en année je suis passé par la Techno avant de finir dans la House. C’est lors d’une rave en 1994 dans la région que j’ai découvert tout cet univers et depuis je ne l’ai plus quitté.

Et les influences de Morning Glory aujourd’hui ?

N : C’est clairement House mais l’idée reste qu’on a pas de fil conducteur, on prépare jamais rien donc il peut même nous arriver de jouer techno.
G : Ouais, souvent dans les sets il y a toujours un petit peu de deep, de techno, il y a un certain mélange. Le set va rester House mais il y aura quelques petites touches d’autres genre ci et là.
N : Mais surtout notre truc c’est qu’on est capable de couper le set d’un coup pour partir vers quelque chose qui n’a rien à voir comme de la disco pendant un quart d’heure pour mieux repartir. C’est un truc qu’on affectionne. On aime beaucoup la House américaine, les gros vocaux.

Donc on aborde un sujet intéressant et méconnu, ici ça bougeait dans les années 90 ? Au moment où le mouvement prenait de l’ampleur en Europe, la scène locale de l’époque était aussi très active ?

N : Mais grave ! T’avais des bookings avec Laurent Garnier, Manu le Malin, Green Velvet, des plateaux que tu pourrais plus faire aujourd’hui. Des mecs de Detroit, de Chicago qui débarquaient.

« J’ai découvert la House lors d’une rave en 1994. »

Et à propos de la scène d’aujourd’hui, qu’est ce que vous en pensez ? Comment ressentez vous le public ? Y a il assez d’évènements ?

G : Oui, y a pas mal de choses. Il y a des belles teufs. Les Face le dimanche, la 150, le Kwartz…
N : La scène niçoise n’est pas dégueulasse. Elle est petite mais elle est là. Il y a eu un creux c’est vrai mais elle est bien repartie, quand Oliver (Ndlr Olive-r , DJ niçois derrière le booking des roumains quand ils viennent jouer ici) avait lancé l’Elelektrische c’était redevenu un peu plus pointu.
Disons qu’il y a une date butoir en France. 1995 et la loi Mariani, la loi « anti rave ». Nous à l’époque, on débarquait dans un hangar à St-Laurent du Var, on forçait le cadenas et on s’installait. Les flics arrivaient au milieu de la nuit, et comprenaient pas ce qu’ils se passait. Puis avec la loi c’est devenu plus compliqué, ça saisissait le matériel etc.. Donc le mouvement s’est déplacé vers les clubs. Mais il y avait pleins d’organisateurs super actifs, les Limelight, les Satellites, les Pyramides, les Trans Illusions… Et les artistes venaient jouer avec plaisir ici, c’était même cool de venir. Puis c’est devenu plus « plan plan », la clientèle s’est scindée entre ceux qui sont restés fidèles aux raves puis les autres. Mais les kids qui arrivent ont des choses à dire aussi, ils s’y connaissent, écoute de tout.

« On joue cette House un peu freaky. »

C’est vrai que pour les nouvelles générations, c’est devenu beaucoup plus simple d’accéder à la musique avec Youtube, Soundcloud, Shazam.. Avant si tu voulais retrouver un morceau entendu en soirée c’était beaucoup plus compliqué..

N : Avant tu te pointais chez ton disquaire et tu fredonnais l’air en lui disant « mais si tu sais, ça fait comme ça …».
G : Ca avait son charme. Ça l’a toujours. On achetait pas n’importe quoi surtout au prix où c’était.

Vous allez toujours chez le disquaire?

G : Moi Oui. J’ai un pote, Knool, qui a en a ouvert un à Nice, Evrlst. Il y a des bons trucs, de la disco, de la funk, c’est super large.

On va rester dans le passé mais, vous avez joué dans ces raves?

G : Moi non je suis arrivé après.
N : Oui souvent, j’en ai organisé même. C’était génial, je me rappelle avoir fini à huit heures du matin à jouer aux boules avec une drag queen, je me disais c’est quoi cette folie.
G : Tu m’avais caché ça…

J’imagine que vous avez eu des releases pendant toutes ces années. Geda je sais que tu es à la tête d’un label, Soleil de nuit, parles nous en. Y a des sorties de prévues?

G : Ouais avec un pote à moi d’ici qui est sur Paris maintenant, Mickael Bocian, on l’a monté y a de ça 4/5 ans, très orienté House. On a des mecs comme Jef K, Terence Terry, John Jastszebski, Jedsa Soundorom, Mancini, etc etc.. Beaucoup de parisiens. J’avais sorti une track sur un various  ‘Geda-Dance Light’ Various Artists , Deeper Than Rose sur La vie en Rose, le label de Terence Terry, sur Catwash le label de DJ W!ld et Chris Carrier et sur différents autres labels dont le dernier en date est un label chilien, Moon Lake Records. j’ai aussi la venue d’une track sur un various super explosif et un joli EP sur La Vie en Rose. Puis on a un truc sympa qui arrive avec Nico. On a 2 tracks de prêt mais avec nos boulots respectifs, c’est pas simple d’avoir du temps libre donc on prend le temps qu’il faut pour pas bâcler ça.
N : Fin 90/2000 j’avais sorti des maxis mais rien à voir avec ce que je fais maintenant. C’était plus orienté hardcore et techno. Ce qu’on prépare avec Geda sera clairement House.

Revenons à la Whatever. Qu’est ce qu’on peut attendre ? Vous comptez en refaire ? Est ce que vous aviez d’autres noms en tête pour cette soirée ?

N : Pour le moment on en fait une tous les deux mois et si ça marche, une par mois, ce serait cool. Le club (le Kwartz) où on la fait veut développer des soirées avec les DJs qui sont plus ou moins résidents là bas donc Ahmed, leur DA, nous a proposé d’en faire, on a accepté avec plaisir. On va voir comment ça se passe et puis il nous donne carte blanche, c’est assez rare un club qui te dit « qui vous voulez les gars? » . Pour la suite, on pense à Dyed (Soundorom). Ça se rapproche bien de ce qu’on joue, cette House un peu freaky.
G : On en avait donné pas mal. C’est surtout des artistes qu’on écoute, qu’on joue. Y avait aussi Lo Soul , Terrence Terry.
N: Kerri Chandler j’adorerais.

C’est pas impossible, qui sait ? Puis aujourd’hui les artistes sont attirés par les cadres plus restreints. Moins de monde veut dire que ceux qui sont là sont vraiment là pour l’artiste, pas juste pour sortir.

N : Oui c’est clair, c ‘est ce qui c’est passé avec Dennis Ferrer il y a cinq mois. Il était super content de jouer au Kwartz à tel point qu’il a préféré rester avec nous a la fin de son set pour qu’on parte en b2b plutôt que de rentrer à l’hôtel alors qu’il avait son avion pour Ibiza le matin même. Puis les mecs se lâchent plus, il s’accordent plus de liberté, c’est l’occasion de ressortir les pépites pas forcément jouables partout.

Pour bien terminer, vous nous donnez le nom de l’EP que vous allez sortir?

G : On en a aucune idée, si la Whatever marche bien on l’appellera Whatever. (Rires)
N : On a déjà notre nom de scène qui nous plait bien, Morning Glory, l’érection du matin, c’est venu comme une évidence. (Rires)

Ça va parler à beaucoup de gens, je ne sais pas pourquoi…

G : C’est Nico qui a trouvé et j’ai trouvé ça fun. Comme la Whatever, c’est Nico qui l’a trouvé.
N : La règle c’est qu’il n’y a pas de règles.


Nicolas Collonge sur Soundcloud : https://soundcloud.com/nicolascollonge
Geda sur Soundcloud : https://soundcloud.com/geda
Point G sur Facebook : https://www.facebook.com/events/146330599393575/
Soleil de Nuit sur Soundcloud : https://soundcloud.com/soleildenuit_records

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sur instagram @staifan & en musique par ici https://soundcloud.com/stephane909



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