Events ASTRO20-logoHD

Published on mars 14th, 2014 | by Piotr

0

Le bout du monde, terre de rave

La Bretagne est une terre de festivals. Les Vieilles Charrues, le Festival du Bout du monde, le Panoramas, les Interceltiques… Il y en a pour tous les goûts. Mais celui qu’on préfère c’est Astropolis. Il fête ses vingt ans cette année. Rave on !

Tout commence en 1995, lorsque les Sonics organisent une première rave qui réunit mille deux cents personnes dans un champ. Comme toute grande aventure musicale, les racines se trouvent chez des passionnés, prêts à tout pour faire danser une région en manque de soleil. Chaque année depuis, l’expérience s’est renouvelée, brassant toujours plus de monde. Astropolis s’installe au Château de Keriolet jusqu’en 2000, puis au Manoir de Kéroual. Cette année, le Fort de Penfeld s’ajoute aux bois de Kéroual. À l’ouest, les musiques électroniques vivent une vraie vie de château et aujourd’hui, le long week-end Astropolis accueille entre trente et quarante mille personnes.

Astropolis devient le témoin d’une musique électronique en constante évolution, accueillant sur ses scènes les nouvelles tendances musicales, enracinant des artistes qui créent son identité comme Manu le Malin ou Electric Rescue, révélant des jeunes pousses comme Oniris et Madben. Le festival a surtout su animer la ville de Brest, trop souvent critiquée pour son ciel gris, ses punks à chien et son manque de charme. Dans une ville flinguée par la guerre, Astropolis propose aujourd’hui des lieux adaptés aux soirées : La Scène du Quartz, La Carène, La Suite ou L’Espace Vauban. Il crée un label qui caractérise l’idéal musical du festival. Désormais, le Pays de Brest est animé toute l’année par les soirées Astro. Et comme les nuits ne suffisent pas aux passionnés, on a ajouté l’été un boulodrome électro, un pique-nique et une croisière en musique. Astro se déplace même jusqu’à Paris et au Rex Club. Un rendez-vous dépaysant aux allures de rave en plein cœur de la capitale.

Les premiers noms comme des coups de tonnerre

La gare de Brest et l’aéroport de Plougastel en ont vu passer des valises de vinyles et des porte-clés USB : Underground Resistance, Richie Hawtin, Ricardo Villalobos, Ellen Allien, Luke Slater, Scan X, Ben Klock, Marcel Dettmann pour les plus connus. Mais penchons-nous plutôt sur ce qui attend le Finistère l’été prochain. Les premiers noms ont été dévoilés la semaine dernière, comme des premiers coups de tonnerre.

À La Suite le vendredi 4 juillet, l’Astroclub invite Motor City Drum Ensemble, le jeune Allemand dont la house préparera parfaitement les sets de Derrick May et de Rodhad. Le barbu souriant trainera pour la première fois sa chemisette à carreau jusqu’à Brest.

Au Manoir, les trois grandes scènes de la rave du samedi accueilleront, entre autres :

Sur Astrofloor, les basses saccadées et les sonorités dubstep de Machinedrum ; un B2B entre Erol Alkan & Daniel Avery.

À la Cour, techno & house sont toujours reines. Place est laissée à Claude Vonstroke. Son album Urban Animal est un incontournable cette année. Jeff Mills qui connaît bien Astropolis représentera la génération Détroit. Xosar, la protégée de Legowelt, fera jouer ses synthés. On attend aussi beaucoup du live d’Oniris, révélation du label Astropolis.

Enfin, la scène hardcore rend hommage à Liza ‘N’ Eliaz, figure emblématique du milieu hardcore décédée en 2001. Astropolis 1995, elle y était. Voilà un beau message pour les jeunes générations qui découvrent ainsi que la musique électronique a une histoire, que les médias le veuillent ou non. Manu Le Malin, parrain charismatique du festival et grand duc des fins de soirées enténébrées, se chargera de cette scène Mekanik, aux côtés de Laurent Hô notamment. Acteur de la première édition lui aussi, il prépare un live inédit pour les vingt ans, sous le nom Ingler.

« Un public exceptionnel, un cadre magique… » Laurent Garnier

Le Fort de Penfeld est l’attraction inédite de cette vingtième édition. Une soirée de clôture à la française qui est peut-être mon coup de cœur du festival. Les DJs, Français, les voici : Madben, la jeune pousse du label Astropolis vient de signer chez Bedrock, la maison de disques de Digweed qui regarde beaucoup vers la France ; MOD3RN, le live impressionnant des trois copains de chez Skryptöm, Electric Rescue, Traumer et Maxime Dangles. Enfin Laurent Garnier, pour qui 2014 est arrivé comme un boulet de canon avec des EPs formidables, des rendez-vous dans les plus beaux festivals du monde, et un journal à suivre en ligne. Dès 1996, il animait Astropolis, et voici ce qu’il raconte dans son livre, Electrochoc, réédité à l’automne 2013 : « un public exceptionnel, un cadre magique et une équipe soudée, fondue de musique, qui vous reçoit comme si vous étiez l’un des leurs. » Il résume parfaitement le voyage Astropolis.

Et peu importe le temps qu’il fait quand perdure la musique. Mon plus beau souvenir d’Astropolis, c’est une bruine caressant nos visages électriques au lever du jour à Keroual. Extrawelt offrait alors une performance mentale dont les frissons me parcourent encore. Le charme d’Astropolis, sa puissance, c’est aussi le cirque qui s’organise autour. L’animation underground dans Brest, les Clio portières ouvertes qui dégueulent des BPM sur les docks, les free parties organisées dans les fermes et le joyeux cortège qui déboule sur Kéroual.

Astropolis a fait, et continue de faire du bout du monde une terre de rave.

Festival Astropolis, du 3 au 6 juillet 2014 en Pays de Brest. Plus d’infos ici.

Delighted est partenaire de l’évènement. Suivez-nous pour connaître l’actualité du festival.

 

Tags: , , , , , ,


About the Author

"ich bin meine Maschine"



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Back to Top ↑