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Published on juin 30th, 2015 | by Piotr

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DANS L’OBJECTIF, ASTROPOLIS

L’année dernière, la rédaction a trouvé un appareil photo jetable perdu à Keroual. L’engin a révélé ses secrets la semaine passée, une fois la pellicule développée. Quelques clichés précipités, une bande de copains, et les souvenirs d’Astropolis sont revenus de plein fouet. Récit.

[AVIS DE RECHERCHE]

Nous cherchons activement les propriétaires du susdit appareil jetable Super U, coloris indigo. Les photos, dans leur enveloppe et avec cédérom (la totale quoi…) leur seront rendues en main propre à Keroual. Nous dévoilons plus bas les clichés les moins osés. Si vous reconnaissez un visage, aidez-nous à les retrouver en nous contactant par mail, récompense à la clef. Ça tombe bien, on a des places à vous faire gagner.


 

Il était posé sur le bar, attendant sagement son maitre. Personne n’est venu le reprendre, alors je me suis dit que j’allais en faire quelque chose. Il a traîné des mois au fond d’un tiroir, et il y a quelques jours, à l’approche d’Astro, j’ai décidé de lever le mystère : tirer les photos de ce foutu jetable Super U. un passage à la FNAC. L’attente, plusieurs jours interminables. Et enfin, la précieuse enveloppe décachetée à la va-vite dans le bus. Il n’y avait rien de mieux pour me remettre dans le bain d’Astropolis et vous présenter la 21e édition du festival.

Sur le siège vert électrique du bus RATP, les doigts tremblants, je découvre les clichés. Visages inconnus avec lesquels je me rappelle l’arrivée dans Brest, détrempée, il y a un an. J’ai le souvenir d’une pluie diluvienne et de la défaite des Bleus contre l’Allemagne en 1/4 de finale de la Coupe du Monde, agglutiné dans un bistrot du centre ville…

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Halte au Square du Loir et Cher. A droite, l’architecture brestoise.

Le premier soir d’Astro, il se fait sur les docks, à La Carène ou à La Suite. On découvre alors Brest, « la rue de Siam et ses nuits d’ivresse » (Miossec), les immeubles gris d’après-guerre, les pelouses qui surplombent la rade, et les jeunes raveurs qui rôdent. On passe d’apéro en apéro. D’un pub irlandais au parking du port. Les Peugeot 206, portières ouvertes, crachent déjà du hardcore sur des kilowatts de son ajoutés à l’arrière du bolide.

Et quand vient la nuit, on est aimanté vers les clubs surplombés par les remparts. Cette année, La Suite propose trois têtes d’affiche qui tournent bien ces temps-ci : John Talabot, l’omniprésent Recondite et DVS1. L’Américain est notre coup de cœur du vendredi. Sûr qu’il clôturera l’Astroclub en beauté.

A La Carène, le Bunker Palace privilégie une programmation plus douce. Ceux qui n’ont pas encore vu le live Cymatics de Madben pourront découvrir le beau boulot du protégé d’Astro. Skence et Blutch avant lui auront lancé la soirée en live. Les deux producteurs allemands Apparat et Dixon se chargeront du reste. Pour les refoulés, y aura toujours des irréductibles sur le parking pour passer de la musique à l’arrière d’une quatre portes. On vous prévient, le débit est rarement en-dessous des 140 battements minute…

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Crédit Agricole du Finistère, le bon sens a de l’avenir

Si vous êtes toujours dans Brest le lendemain, Astro vous a prévu des amuse-gueules avant le Manoir. Une petite promenade, quelques photos avec les employées du Crédit Agricole, une partie de boules, un cinoche, une croisière ou un casse-croûte en musique : vous avez l’embarras du choix… La programmation est en-dessous :

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Dans mon bus parisien, je tourne les photos et il se met à faire nuit. Heureusement, le jetable à un flash. C’est parti pour le Manoir. Le chemin mouvementé vers Keroual, les poubelles qui débordent sous les projos, et le bruit piétiné des basses qui approchent… Le grand soir. Dans une pièce de théâtre, c’est l’acte principal. Celui où tout se joue. Vous avez sans doute la prog’ sous les yeux, alors on vous dit seulement ce que nous ne raterons sous aucun prétexte, qu’il pleuve ou qu’il vente, même tenté par la grande roue qui surplombe le bois ou un coup d’auto-tamponneuse : le live de Kolde à La Cour, celui de Minimum Syndicat sous le chapiteau Mekanik, le phénomène Torb, les sets de Manu le Malin et Marcel Fengler. Et on s’offrira au jour en passant du temps à l’Astrofloor avec John Digweed, le boss de Bedrock. Le tout dernier grésillement, on le réserva à Elisa Do Brasil dans un ultime hurlement : MEKANIIKKKK !!!

J’arrive au bout de la pellicule. Plus besoin de photos pour penser à Astro. Je descends du bus, les yeux dans le vide. Mon pas est rapide. Un casque sur les oreilles, une œillade sur l’Ipod et je m’envoie du Minimum Syndicat. Bam, bam, bam, bam… Je peux pas m’empêcher d’agiter mes lèvres quand la musique me prend. Je peux pas m’empêcher de parler d’Astro quand le festival approche…

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"ich bin meine Maschine"



3 Responses to DANS L’OBJECTIF, ASTROPOLIS

  1. ip adr says:

    C’est à nouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus !!!! Youhouuuu

  2. J’ai eu un grand plaisir de tomber sur tes articles ! merci

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